•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’industrie pétrolière attend le plan d’Ottawa pour le développement de l’Arctique

Dominic Leblanc parle derrière un podium.
Le ministre responsable des Affaires de Nord du Canada, Dominic LeBlanc, s'adresse aux membres de l'industrie pétrolière et gazière dans l'Arctique. Photo: Radio-Canada / Mario De Ciccio
Mario De Ciccio

Alors que les membres de l'industrie pétrolière et gazière attendent la fin du moratoire sur l'exploration dans les eaux de l'Arctique et que le fédéral n'a pas encore déposé son Cadre stratégique pour l'Arctique, le ministre responsable des Affaires du Nord, Dominic LeBlanc, se veut rassurant en disant faire confiance à la science et au processus en place pour en venir à un plan pour le développement de la région.

Au Symposium sur le gaz et le pétrole dans l'Arctique, le moratoire sur l’exploration extracôtière mis en place par Justin Trudeau en décembre 2016 provoque beaucoup d’impatience et un peu d’espoir.

Devant les membres de l’industrie, jeudi matin, le ministre Dominic LeBlanc a dit comprendre les préoccupations et l’impatience des communautés du Nord, mais a réitéré l’importance du moratoire et de sa revue scientifique qui doit être faite tous les cinq ans.

« Je pense qu’un processus scientifique transparent, en partenariat avec l’industrie et les gouvernements du Nord, va donner des réponses en 2021 ou possiblement en 2026, dépendamment des conclusions de cette révision scientifique », affirme Dominic LeBlanc.

Je crois que la première chose que nous pouvons faire pour développer nos ressources naturelles est de les protéger.

Dominic LeBlanc, ministre des Affaires du Nord

« La science doit jouer un rôle clé dans le développement des hydrocarbures extracôtiers en Arctique, dit le ministre. Nous travaillons en étroite collaboration pour développer et cogérer la portée et le cadre de cet examen. »

Toujours pas de cadre stratégique

Toutefois, à part la fin du moratoire, les membres de l’industrie attendent aussi impatiemment le dépôt du Cadre stratégique pour l’Arctique qui doit venir, selon le gouvernement, « identifier et bâtir une vision à long terme jusqu'en 2030 pour le Nord canadien et la région circumpolaire de l'Arctique ».

Le premier ministre des Territoires du Nord-Ouest, Bob McLeod, dit avoir beaucoup d’espoir dans cette nouvelle vision du pays.

« Je crois que ce sera énorme pour nous, affirme-t-il. Nous avons reçu des assurances écrites de la part du premier ministre sur plusieurs fronts que le gouvernement du Canada allait investir dans le Nord. »

Les deux hommes à une table lors du symposium à Calgary.Le premier ministre ténois Bob McLeod dit avoir confiance en sa nouvelle relation avec le ministre Dominic LeBlanc. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

« Il nous dit que le cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord guidera les actions fédérales pour les 30 prochaines années, ajoute Bob Mcleod. On peut voir comment les investissements fédéraux dans les autres régions peuvent aider à développer l’économie. »

Le gouvernement fédéral a fait plusieurs consultations avec les gouvernements, les communautés et les membres de l’industrie depuis 2017.

Selon le directeur de la région de l’Arctique pour l’Association canadienne des producteurs pétroliers, Paul Barnes, les membres de l’industrie souhaitent surtout voir un engagement précis du gouvernement pour développer l’Arctique.

« Nous voulons vraiment voir cette politique et nous voulons qu’elle soit traitée de manière à encourager les investissements de l'industrie, en particulier de notre industrie dans le nord, explique Paul Barnes. Parce que si on a une politique qui ne règle pas ce genre de questions, encore une fois, notre industrie se demandera si le développement est réellement ouvert dans l’Arctique. »

Dominic LeBlanc dit travailler de « façon urgente » sur le développement du cadre stratégique, mais ne donne pas d'échéance pour son dépôt.

« Nous croyons que, si on fait bien les choses, ça pourrait devenir comme une carte pour le développement économique futur du Nord canadien, dit le ministre. Ça pourra alimenter les discussions en termes de priorité en infrastructures, de priorités en éducation et en formation des gens du Nord. »

« C’est une façon, franchement, d'amener une coordination qui n’a peut-être pas existé à travers le Nord canadien, conclut-il. J’espère que ça pourrait être une autre chose positive dans le développement du Nord canadien. »

Grand-Nord

Arctique