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Familles d’accueil recherchées à Montréal

Le reportage d’Anne-Louise Despatie.
La Presse canadienne

La Direction de la protection de la jeunesse de Montréal (DPJ) tire la sonnette d'alarme à la suite de la chute draconienne du nombre de familles d'accueil pour les 0-5 ans au cours des dernières années.

Depuis 2011, le nombre de familles d'accueil a grandement diminué, passant de plus de 900 ressources à moins de 300, une baisse qui s'explique par des motifs variés.

« Parmi ces couples [qui ont cessé d'être familles d'accueil], il y a des couples qui ont vécu des maladies, le décès d'un des membres du couple, des retraites, des séparations, donc à travers le temps, il y a vraiment eu une baisse significative des familles d'accueil », explique la directrice adjointe des programmes jeunesse du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Nathalie Bibeau.

Selon la DPJ, il faudrait minimalement une vingtaine de nouvelles familles pour favoriser des jumelages optimaux pour les enfants âgés de 0 à 5 ans dans des milieux de vie où ils pourront grandir et évoluer.

Ce nombre peut paraître petit, admet l'organisation, mais il s'agit en fait d'un objectif ambitieux.

« Par année, on réussit de façon globale à recruter 10, 12 nouvelles familles. Mais nous, on en aurait vraiment besoin d'une vingtaine [rien] que pour recevoir des enfants 0-5 ans », explique Mme Bibeau, qui note qu'il est généralement plus difficile de recruter les familles pour les tout-petits que pour les enfants d'âge scolaire.

« Pour des plus grands, qui vont déjà à l'école, c'est déjà moins demandant », avance-t-elle.

Dernier recours

Il faut dire que les enfants qui doivent être placés dans une famille ont souvent de grands besoins et peuvent avoir vécu des traumatismes et nécessiter plusieurs rendez-vous médicaux, par exemple.

La directrice de la protection de la jeunesse de Montréal, Assunta Gallo, précise toutefois que les familles d'accueil demeurent le dernier recours pour les enfants auprès desquels la DPJ doit intervenir, et que la plupart demeureront avec leurs parents ou chez des proches.

Pour ceux qui devront être placés en famille d'accueil, certains auront besoin d'un accueil temporaire, mais d'autres ne retourneront pas dans leur milieu, ajoute-t-on.

Nathalie Bibeau souligne que toute personne, peu importe son état civil, sa religion, son orientation sexuelle, sa nationalité, qu'elle soit à la maison ou sur le marché du travail, peut devenir une famille d'accueil.

« On cherche des gens qui ont de l'ouverture, de la souplesse, de la patience, de la constance. Ça prend des gens solides; il faut une bonne capacité d'adaptation aux différentes situations. Il faut être prêt à collaborer avec des intervenants, parce que ces enfants-là sont aussi suivis par des personnes autorisées par la directrice de la protection de la jeunesse. »

Les familles intéressées doivent également être prêtes à passer par un processus de sélection rigoureux.

Environ 1100 enfants de tous âges sont actuellement en famille d'accueil sur le territoire montréalais.

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