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« La planète s'invite à l'université » : les étudiants de la région d'Ottawa et de Gatineau se mobilisent à leur tour

Des centaines de personnes sur la colline du Parlement pendant une manifestation.

Les manifestants ont convergé sur la colline du Parlement, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

Radio-Canada

Après l'appel à la mobilisation du collectif La planète s'invite à l'université lancé le 8 février dernier, des milliers d'étudiants de la région de Gatineau et d'Ottawa se mobilisent pour exiger des gouvernements qu'ils agissent contre les changements climatiques. Ailleurs dans le monde, cette « grève mondiale pour l'avenir » prévoit plus de 1000 rassemblements dans une centaine de pays.

On répond à l'appel de grève internationale et on organise une manifestation. C'est une marche qui va partir de Portage IV, rue Laval, vers midi, qui va traverser le pont pour se rendre jusqu'à la colline du Parlement, où nous allons rencontrer les étudiants de l'Université Carleton, de l'Université d'Ottawa et des citoyens qui le veulent, explique Julien Cossette-Beaulieu, coadministrateur du collectif La planète s'invite au Cégep de l'Outaouais, en entrevue téléphonique à Radio-Canada.

Des manifestants sur la rue tiennent des affiches portant des slogans comme « Urgence pour le climat »  et « system change not climate change ».

Les manifestants se sont déplacés sur la rue Wellington, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

L'Université du Québec en Outaouais a voté un mandat de grève, donc il y a des piquets de grève vendredi matin. Les étudiants sont partis du pavillon Alexandre-Taché vers 11 h 30 pour rejoindre les élèves du Cégep de l'Outaouais au Portage.

En revanche, le Cégep de l'Outaouais n'a pas voté de mandat de grève.

On invite plutôt les gens à skipper leurs cours, avance Julien Cossette-Beaulieu. Une invitation qui n'a pas l'aval de la direction, ce que déplore l'étudiant.

On a le soutien de certains enseignants [...], mais on n'a pas un soutien officiel de la direction du Cégep, malheureusement. [...] Je trouve ça très triste et décevant. Il n'y a pas un cours qui ne touche pas à un moment donné à la problématique environnementale, que ce soit en économie, en géographie, en sciences, en biologie, etc., on nous dit que c'est une urgence et la journée où on se mobilise enfin, on vient nous en empêcher, regrette Julien Cossette-Beaulieu.

Des manifestants avec des affiches qui portent des slogans comme « Pour le futur qui est si fragile » et « penser vert ».

Plusieurs dizaines d'étudiants manifestaient à Ottawa et Gatineau, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

Des exigences en matière environnementale

Le collectif La planète s'invite à l'université est né de l'inquiétude des jeunes face à ce qu'ils appellent l'indifférence devant l'urgence climatique.

Les étudiants souhaitent que les gouvernements mettent en place un programme d’éducation à l’environnement et de sensibilisation à la crise climatique.

Ils veulent aussi l'adoption d'une loi climatique forçant les pays à atteindre les cibles de réduction des gaz à effet de serre fixées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Enfin, ils attendent des gouvernements qu'ils cessent d'investir dans les énergies fossiles.

Au niveau régional, ils revendiquent la gratuité des transports à Gatineau pour les étudiants, la réduction du recours aux automobiles, ainsi que le tri des matières résiduelles dans les établissements scolaires et universitaires, les bureaux gouvernementaux et les entreprises privées.

Au Cégep de l'Outaouais, le tri des matières résiduelles, c'est une problématique auquel le comité vert fait face depuis des dizaines d'années, illustre Julien Cossette-Beaulieu. À la cafétéria, par exemple, on a des bacs pour le recyclage, le compost et les autres déchets, mais au final, ils les mettent tous dans le même camion.

Engouement inédit

Selon la page Facebook de l'événement du côté de l'Outaouais, plus de 570 personnes se sont dites prêtes à y participer.

On s'entend que ce sont des chiffres qui ne sont pas toujours fiables, nuance Julien Cossette-Beaulieu. Mais je pense qu'il y a un certain engouement autour de l'événement.

En Europe, le mouvement Youth for Climate (la jeunesse pour le climat), inspiré par l'adolescente Greta Thunberg, âgée de 16 ans, a pris une ampleur inédite.

Depuis l'été, la jeune militante suédoise brandit sa pancarte Grève de l'école pour le climat devant le Parlement à Stockholm. Sa mobilisation hebdomadaire a trouvé un écho dans bon nombre de pays, notamment en Belgique et en Allemagne, où les jeunes ont manifesté par milliers.

Avec les informations d'Agnès Chapsal et de Stéphane Leclerc

Ottawa-Gatineau

Environnement