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Profiter de la vie malgré un cancer incurable à 30 ans

Alyson Beauchesne-Lévesque qui regarde le fleuve St-Laurent de son balcon

Alyson Beauchesne-Lévesque tente de profiter de chaque moment de la vie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quelques semaines avant son 28e anniversaire, Alyson Beauchesne-Lévesque a appris qu'elle avait le cancer. Le jour de sa fête, elle a su qu'il était de stade 4. Malgré cette mauvaise nouvelle, Alyson tente de profiter de chaque journée au maximum, tout en consacrant une partie de son temps à aider son prochain.

La jeune femme, qui a aujourd’hui 30 ans, vient de s’installer à Trois-Rivières, en face du fleuve Saint-Laurent.

J’ai habité dans plusieurs parties du Québec, pour enfin trouver mon petit paradis sur terre, avec le fleuve et la tranquillité. Mes amis m’ont permis d’avoir ce paradis, raconte la jeune femme qui a eu l’aide de son entourage pour déménager dans sa nouvelle maison trifluvienne.

Visage d'Alyson Beauchesne-Lévesque qui sourit

Alyson Beauchesne-Lévesque, de Trois-Rivières, est atteinte d'un cancer stade 4, ce qui ne l'empêche pas de garder le sourire.

Photo : Radio-Canada

Alyson Beauchesne-Lévesque a un enfant de 6 ans.

Il sait que maman a le cancer. [...] Il est au courant que je suis malade, que ma vie n’est pas comme celle des autres, mais il n’est pas conscient que je peux en décéder, dit-elle.

La jeune femme est atteinte d’un cancer du sein métastatique, donc avec des métastases osseuses et hépatiques. Elle ne pourra jamais en guérir.

Profiter de chaque instant

Même s’il y a bien sûr des moments moins faciles, la trentenaire a choisi la résilience. Elle mord dans la vie.

Si je reste figée dans la colère ou la tristesse, ce sont des jours, voire des mois que je perds dans mon quotidien, je perds du temps de qualité avec ma famille, mon garçon, mes amis, je n’avais pas le temps pour cela.

Elle a dû arrêter de travailler, car ça lui demanderait trop d’énergie, sans compter que les rendez-vous médicaux lui prennent beaucoup de son temps. Elle suit des traitements de chimiothérapie ciblés et elle doit régulièrement subir des radiographies.

Ne pas être oubliée

Sa plus grande peur, lorsqu’elle fait référence à la mort, c’est d’être oubliée.

Dans son livre, Stade 4, ma vie avec le cancer, elle raconte son quotidien, avec son fils Charles. Elle veut lui laisser ses écrits en héritage. D’avoir mon histoire écrite noir sur blanc, c’est le plus bel accomplissement que j’ai pu avoir.

Livre de photos

Alyson Beauchesne-Lévesque a fait un livre de photos pour laisser de beaux souvenirs à son fils de 5 ans.

Photo : Crédit photo : GeLandry Photographie

Alyson donne aussi des conférences et milite pour faire reconnaître le statut de jeune adulte malade. Elle affirme que les indemnités reçues sont loin d'être suffisantes pour subvenir aux besoins quotidiens, alors que la plupart des malades ne peuvent travailler.

J‘aimerais faire une différence pour les jeunes adultes, que Charles, quand il va être grand puisse dire : ”cette fondation-là, ce groupe-là a été bâti par ma mère dans l’optique d’aider des gens, alors moi aussi j’ai envie d’aider et de donner à mon prochain’’.

Elle pourrait n’avoir qu’une autre année à vivre, si elle se fie aux statistiques qu’elle a vues. Le cancer a maintenant atteint son foie, elle suit présentement des traitements de chimiothérapie ciblés. Je ne planifie pas mon année comme si c'était la dernière, je vis vraiment chaque jour comme si c'était le dernier, conclut-t-elle.

Mauricie et Centre du Québec

Cancer