•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plusieurs milliers de jeunes de Québec marchent pour le climat

La tête de la manifestation sur la rue Saint-Joseph à Québec avec une large banderole sur laquelle il est inscrit « Sonnons l'alarme ».
De nombreux jeunes ont pris la rue pour manifester dans le centre-ville de Québec. Photo: Radio-Canada / Érik Chouinard
Radio-Canada

Plusieurs milliers d'étudiants ont marché vendredi dans les rues de Québec pour réclamer des décideurs plus d'actions sur les enjeux climatiques.

La manifestation est partie dès 13 h des Jardins de l’Hôtel-de-Ville pour se rendre à la place de l'Université-du-Québec.

La file de manifestants descendant la côte d'Abraham, la rue est bondée.Les membres du collectif La planète s'invite à l'Université qui organisaient la manifestation étaient très satisfaits de la quantité de gens qui s’étaient mobilisés. Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

« On a décidé d’amener le mouvement à Québec car la crise climatique, c’est quelque chose qui touche tout le monde, pas seulement les gens de Montréal », a affirmé Andréane Moreau, l’une des co-portes-paroles de Québec du collectif La planète s’invite à l’Université.

« Ça a pris beaucoup d’ampleur en peu de temps et c’est immense, c’est presque le quart de l’université. On ne s'attendait pas à ça, honnêtement », se réjouissait la co-porte-parole.

Andréane Moreau criant un slogan dans un mégaphone.« La grève démontre que nous, les étudiants, on est prêts à se mobiliser pour exiger une responsabilisation des institutions et des gouvernements face à l’urgence climatique et que c’est quelque chose qui nous tient à cœur », affirme Andréane Moreau, un des co-portes-paroles à Québec du collectif La planète s’invite à l’Université. Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Selon le groupe, il y aurait eu environ 150 000 étudiants en grève dans les cégeps et les universités de la province.

Des élèves du secondaire se sont joint aux manifestations suivant de leur côté le mouvement Pour le futur Québec.

Le jeune qui gère le compte Instagram de ce mouvement a été bien inspiré par la manifestation. « On se demande si on ne va pas faire comme à Montréal, donc une grève à tous les vendredis », déclare-t-il.

Les étudiants des cégeps francophones de la région n’ont pas eu à se pencher sur la question, puisqu'ils sont en semaine de relâche. Par contre, ceux du Cégep St. Lawrence, qui n’étaient pas en congé, ont rejeté l'appel du collectif.

Le collectif La planète s'invite à l'Université souhaite notamment la création d'un programme d'éducation à l'environnement et que le gouvernement adopte une loi climatique pour assurer l'atteinte des cibles du GIEC de réduction des gaz à effet de serre.

Les organisateurs ont annoncé qu'ils comptaient bien participer au prochain grand rendez-vous mondial pour le climat le 27 septembre prochain.

Une rencontre avec le ministère

Le ministère québécois de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a d'ailleurs déjà tendu une main au collectif. Il a convié ses représentants à une rencontre, vendredi.

Charles-Davide Desrochers parmi d'autres manifestants.« On veut que les gens de la région de Québec et de la province comprennent l’angoisse des jeunes face à la crise climatique », affirme Charles-Davide Desrochers, un des co-portes-paroles du collectif La planète s'invite à l'Université Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

L'invitation a été acceptée par les étudiants, mais seulement après que les manifestations aient eu lieu.

« C’est ce qu’on espérait, d’entamer une discussion, mais en même temps, on sait ce qu’il s’est passé avec Le pacte quand ils ont décidé de rencontrer Dominic Champagne », indique Andréane Moreau.

Grève mondiale

Des jeunes ont marché simultanément vendredi un peu partout dans le monde pour dénoncer l’inaction climatique.

« On s’inscrit dans un mouvement mondial qui est parti en Suède avec Greta Thunberg, qui a lancé un appel à la grève des étudiants et étudiantes », rappelle la co-porte-parole.

Une jeune fille assise avec une pancarte pour le climatTrop jeune pour voter, mais pas pour manifester. Greta fait la grève tous les vendredis devant le Riksdag. Photo : Radio-Canada / Brett Ascarelli/Radio Sweden

En août, la jeune Suédoise de 16 ans avait commencé à volontairement rater ses cours chaque vendredi pour manifester seule devant le parlement.

Son militantisme l’a d’ailleurs menée au podium de la COP24, en Pologne, où elle s’est adressée aux dirigeants du monde. Les vidéos de cette intervention ont fait le tour du globe et elle a inspiré des milliers d’autres jeunes.

Le 15 mars, aussi connu sous le nom de « grève mondiale pour le climat » est plus particulier. Pour l'occasion, partout dans le monde, il est estimé que plus d’une centaine d’événements ont eu lieu.

Québec

Environnement