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Onze formes de cancer du sein influent sur son risque de réapparition

Représentation d'un segment d'acide désoxyribonucléique (ADN)
Un segment d'acide désoxyribonucléique (ADN) Photo: iStock
Alain Labelle

La composition génétique et moléculaire de chaque tumeur du sein donne des indices sur la façon dont la maladie progressera, y compris la probabilité qu'elle revienne après le traitement et dans quel délai, montrent les travaux d'oncologues britanniques et américains. Explications.

La crainte d'une récidive plane sur la vie des femmes qui ont eu un cancer du sein, puisqu’il peut apparaître jusqu’à 20 ans après un premier diagnostic.

Il y a plusieurs facteurs connus qui augmentent ce risque, notamment l'âge de la personne, la taille et la nature de la tumeur, ou la présence de cellules cancéreuses dans les ganglions lymphatiques.

Mais d’autres risques d’une récidive demeuraient mystérieux.

Les traitements contre le cancer du sein se sont considérablement améliorés ces dernières années, mais malheureusement pour certaines femmes, leur cancer du sein réapparaît et se propage, devenant incurable. Pour certaines, cela peut se produire bien des années plus tard, mais il a été impossible de prédire avec précision lesquelles avaient des risques de récidive.

Carlos Caldas, Université de Cambridge

Onze nuages de tumeurs

Dans leurs travaux, la Pre Christina Curtis et ses collègues des universités Cambridge et Stanford ont examiné les modèles de changements génétiques dans les tumeurs de près de 2000 femmes atteintes du cancer du sein et ont suivi leur évolution sur 20 ans. Ils ont ensuite utilisé ces données pour créer un outil statistique prédictif afin de calculer le risque de réapparition du cancer du sein chez une femme.

Le cancer du sein au Canada en 2017

  • 26 300 femmes ont reçu un diagnostic de cancer du sein, ce qui représente 25 % de tous les nouveaux cas de cancer chez la femme;
  • 5000 femmes en sont mortes, ce qui représente 13 % de tous les décès par cancer chez la femme;
  • Par jour, 72 Canadiennes reçoivent un diagnostic, et 14 en meurent;
  • Par an, 230 hommes reçoivent un diagnostic et 60 en meurent.
(Statistiques de la Société canadienne du cancer)

En outre, ces chercheurs ont découvert que le cancer du sein se révèle sous 11 formes différentes et que chacune d’entre elles présente un risque différent de réapparition.

Ce « câblage interne » du cancer du sein permet de prédire quelles sont les femmes les plus susceptibles de survivre ou de rechuter.

Christina Curtis

Vers des traitements mieux adaptés

Quatre de ces formes sont accompagnées d’un risque particulièrement élevé de rechute tardive.

Cette étude, dont le détail est publié dans le magazine Nature (Nouvelle fenêtre) (en anglais), laisse ainsi espérer qu’il pourrait être possible de mieux suivre les femmes qui nécessitent une surveillance plus étroite, mais aussi rassurer les autres à faible risque de récidive.

Pour le moment, les analyses génétiques utilisées dans l'étude sont trop élaborées pour permettre leur utilisation régulière.

Les chercheurs travaillent donc à la création d’un test de routine qui pourrait aider les médecins à offrir aux femmes une prédiction plus précise du retour éventuel de leur maladie.

Ainsi, à l'avenir, les traitements et le suivi pourraient être mieux adaptés à chaque femme, afin d'augmenter leurs chances de survie.

Cancer

Science