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Le ménage se poursuit dans l'administration de la ville de Chambly

L'hôtel de ville de Chambly.

La CMQ semble avoir entrepris un grand ménage à l'Hôtel de Ville de Chambly.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Jérôme Labbé

La Commission municipale du Québec (CMQ), qui assume la tutelle de la Ville de Chambly, a procédé à des changements au sein de la direction générale de la municipalité, a appris Radio-Canada.

Ainsi, le directeur général Michel Larose, en congé de maladie, sera remplacé par Jean-François Auclair. Ce dernier restera en poste aussi longtemps que nécessaire, affirme la CMQ. Ainsi, il n'est pas acquis que M. Larose retrouvera ses fonctions lorsque son congé sera terminé.

De plus, la CMQ s'est mise à la recherche d'un nouveau directeur des ressources humaines. Cette responsabilité n'incombera donc plus à la directrice générale adjointe Annie Nepton.

Les résolutions ont été adoptées mercredi.

Ces changements sont nécessaires pour restaurer la confiance du public, a fait valoir Isabelle Rivoal, attachée de presse à la CMQ.

En outre, plusieurs employés auraient exprimé des craintes à l'idée de parler aux enquêteurs et demandé des mesures de protection.

« Il nous a semblé plus que nécessaire en fait de nommer un directeur général qui fasse en sorte que les employés de la Ville collaborent avec facilité », a expliqué Mme Rivoal.

Sous tutelle depuis deux semaines

La CMQ a pris la gouverne de la municipalité le 27 février dernier à la demande de la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest, qui a mis Chambly sous tutelle dans la foulée d'une série de perquisitions effectuées le jour même par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Son cabinet avait alors évoqué « des déficiences dans la gestion municipale et des allégations liées à des manquements en matière d'éthique et de déontologie ».

Depuis son entrée en scène, l'un des premiers gestes posés par la Commission a été de suspendre les procédures judiciaires engagées contre certains citoyens, ce à quoi le conseil municipal, encore largement dominé par Action Chambly – le parti du maire Denis Lavoie –, s'est brièvement opposé, sans succès.

La CMQ confirme par ailleurs que les contrats avec les firmes d’avocats de la Ville ont été suspendus en raison de la résolution qui a suspendu ces procédures judiciaires.

Une situation peu fréquente

On ne sait pas combien de temps durera la tutelle.

En attendant, les tuteurs Denis Michaud et Martin Saint-Laurent ont convié les citoyens à une séance d’information portant sur les pouvoirs de la Commission et le fonctionnement de la Ville pendant la tutelle. Cette rencontre se déroulera mercredi prochain au Centre des aînés de Chambly, situé au 1390, avenue Bourgogne.

La municipalité est dirigée par le maire Lavoie depuis 2005. Or, ce dernier est en congé de maladie depuis le mois de novembre.

Son administration a été mêlée à diverses controverses dans les derniers mois, dont la démolition de la maison Boileau, un bâtiment ancestral. De plus, une enquête de Radio-Canada a révélé qu'un climat d'intimidation régnait à l'Hôtel de Ville.

Depuis la mise sous tutelle, l'une des conseillères d'Action Chambly, Julia Girard-Desbiens, a remis sa démission. Une élection complémentaire devra donc être tenue dans le district des Grandes-Terres.

La mise sous tutelle d’une ville demeure une mesure relativement rare. Depuis 2005 au Québec, seulement 10 municipalités, dont Chambly, se sont retrouvées dans cette situation, la plus connue était probablement Laval, de juin à décembre 2013.

Avec la collaboration de Yessica Chavez

Grand Montréal

Politique municipale