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Foyers de soins : « je ne mens pas » se défend la ministre Dorothy Shephard

Huit représentants assis à une table donnent une conférence de presse
Les négociations sont « extrêmement frustrantes », disent les représentants du Syndicat canadien de la fonction publique. Photo: Radio-Canada
Pierre-Philippe LeBlanc

L'Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) semblent incapables de s'entendre. Une nouvelle offre de l'employeur ne répond pas aux attentes du syndicat alors que les demandes du SCFP coûteraient plus de 20 millions de dollars par année, assure le gouvernement.

Le syndicat et le gouvernement, qui compte un représentant aux séances de négociation, expliquent qu’un médiateur a ordonné une pause.

Les séances de négociation jusqu'à présent étaient très courtes, déplore le syndicat. L’Association des foyers de soins a présenté une offre que le gouvernement juge améliorée, mais qui ne répond pas aux attentes des travailleurs, selon le SCFP.

La ministre du Développement social, Dorothy Shephard, assure avoir fait une offre améliorée au syndicat. Elle refuse de révéler la nature de cette offre, mais promet qu'elle ne ment pas. Sharon Teare, présidente du conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, estime que cette offre est inacceptable.

Sharon Teare s'adresse aux représentants des médiasL'offre présentée par l'employeur est « irréaliste », affirme Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Higgs semble nous dire qu’il a compris le message, mais en retournant à la table lundi, on a eu quatre échanges de 20 minutes en 80 heures : rien sur papier, du verbal, des voeux pieux. On est frustrés. On est même déçus que le gouvernement dise aux Néo-Brunswickois qu’il a la santé, la sécurité et le bien-être des personnes les plus vulnérables de la société, et qu’on voie [l’absence d’importance] de vouloir s’asseoir et de négocier une convention collective juste et équitable, affirme Roland Cormier, vice-président du conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick.

Il ajoute que, si le gouverment veut faire une offre, il devrait le faire par écrit, parce qu'on ne l'a pas.

Roland Cormier s'adresse aux représentants des médiasRoland Cormier, vice-président du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, demande au premier ministre Blaine Higgs de « régler le problème » pour le bien des résidents de ces établissements. Photo : Radio-Canada

Selon le SCFP, l’employeur propose un contrat de trois ans comprenant une augmentation de salaire tous les six mois et qui varie de 9 ¢ l’heure à 12 ¢ l’heure selon les diverses catégories d’emploi en question.

On demande au gouvernement Higgs-Austin d’écouter leurs électeurs, leurs électrices, les communautés, les personnes préoccupées par la situation et réellement mettre leurs culottes et venir négocier avec nous autres une entente raisonnable.

Roland Cormier, vice-président du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick

Le personnel des foyers de soins est épuisé émotionnellement, physiquement et financièrement, ajoute-t-elle. Certains syndiqués, selon elle, font appel aux services de banques alimentaires.

La ministre Dorothy Shephard ne croit pas qu'il manque de personnel dans les foyers de soins. Elle se dit très confortable avec la quantité d'employés dans les foyers de soins à travers la province.

20 millions de dollars par année

La ministre du Développement social, Dorothy Shephard, a aussi rencontré les médias jeudi après-midi. Selon elle, le SCFP demande des augmentations de 20 % sur quatre ans, ce qui coûterait plus de 20 millions de dollars par an.

Elle croit toutefois qu'il est toujours possible de conclure une entente satisfaisante pour tous les intervenants.

Dorothy Shephard, ministre du Développement social du Nouveau-Brunswick, en point de presse. Dorothy Shephard, ministre du Développement social du Nouveau-Brunswick, a rencontré les médias après l'interruption des négociations. Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Il ne s’agit pas de la fin des négociations, et nous avons bon espoir que les discussions de cette semaine et l’offre améliorée de l’employeur permettront de nous rapprocher d’une entente qui est juste pour toutes les parties, dit-elle dans un communiqué de presse.

L’offre présentée est encore loin de correspondre aux taux d’inflation, affirme pour sa part le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, par voie de communiqué. Il demande au gouvernement de Blaine Higgs de réviser cela et de reprendre rapidement les négociations avec une offre plus équitable.

Révision judiciaire à venir vendredi

Des demandes distinctes du Conseil des syndicats de foyers de soins du Nouveau-Brunswick et du gouvernement provincial doivent être entendues par un juge de la Cour du Banc de la Reine à Fredericton. Le résultat pourrait avoir une incidence sur le droit de grève de ces travailleurs.

La province cherche à obtenir une ordonnance de suspension à long terme d'une décision de la Commission du travail et de l’emploi de 2018. La province a obtenu samedi une ordonnance de sursis temporaire qui rend une grève illégale pour 10 jours. Le syndicat demandera au juge d'annuler cette suspension provisoire.

Avec des informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Relations de travail