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École secondaire Mont-Bleu à Gatineau : une décision d’ici l’été?

Les pompiers à l'oeuvre.
Le passage de la tornade a causé un incendie qui a endommagé l'École secondaire Mont-Bleu. Photo: Radio-Canada / Kim Vallière
Antoine Trépanier

Le président de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) affirme qu'une décision sera rendue « d'ici la fin de l'année scolaire » relativement à l'avenir de l'édifice abritant l'École secondaire Mont-Bleu, à Gatineau.

En septembre 2018, un incendie s’était déclaré dans le toit du bâtiment et avait ravagé une large portion de l’école située dans le secteur de Hull. Depuis, on ignore ce qui adviendra de l’établissement.

En novembre, Radio-Canada rapportait que la CSPO et le ministère de l'Éducation envisageaient quatre scénarios préliminaires relativement à l'avenir de l'École secondaire Mont-Bleu. Parmi les options, l'acquisition du Centre Asticou était mentionnée et trois des quatre scénarios comprennent la démolition du bâtiment actuel.

Depuis, des architectes et des ingénieurs, notamment, évaluent les dommages au bâtiment et doivent fournir une analyse complète à la Commission scolaire et au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Jeudi, le président de la CSPO, Mario Crevier, a déclaré à Radio-Canada que les experts termineront leurs travaux « dans les prochaines semaines » ou les prochains mois et qu’une décision devrait être prise d’ici la fin de l’année scolaire.

Ce n’est pas un feu de cuisine qui a eu lieu là, c’est un feu d’une école. Il faut voir qu’elle est la valeur par rapport à une construction neuve, il y a beaucoup d’analyse à faire, a déclaré M. Crevier.

On ne veut pas se tromper, nous voulons donner les meilleures indications au ministère afin qu’ils prennent la bonne décision.

Mario Crevier, président de la CSPO

C’est sûr que j’aimerais faire le rapport demain matin, je vais vous donner l’information à la fin de l’année scolaire, si c’est avant, la population va le savoir, nous allons dire ce qui se passe, a ajouté M. Crevier.

Le temps d’analyse est variable selon le nombre d’options évaluées par la commission scolaire, ainsi que leur complexité, explique un responsable des communications du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

Considérant que les élèves ont déjà été relocalisés et l’impact d’une telle décision autant pour les coûts que pour l’organisation scolaire et le bien-être des enfants, il est important que l’analyse appropriée des options soit effectuée par la commission scolaire avec rigueur, a soutenu Bryan St-Louis dans un courriel transmis à Radio-Canada.

Une fois les informations transmises au ministère, l’équipe de la direction générale des infrastructures va recommander au ministre la meilleure décision dans les meilleurs délais, a-t-il conclu.

Mercredi soir, les commissaires de la Commission scolaire se sont rencontrés et ont notamment approuvé des contrats supplémentaires aux firmes d’experts pour qu’ils poursuivent leurs travaux.

Des commissaires ont confié à Radio-Canada avant la rencontre qu’ils s’inquiétaient des délais qu'occasionnent ces travaux.

On aurait espéré que les nouvelles soient plus rapides. Tout le monde veut que le plus rapidement possible, ce dossier-là soit réglé. Mais je crois qu’il faut laisser le temps au temps, a déclaré le commissaire Serge Lafortune.

Les enseignants dans l’attente

Outre certains commissaires, le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais s’interroge sur les prochaines étapes par rapport au dossier du bâtiment de l’École secondaire Mont-Bleu.

La présidente du syndicat, Suzanne Tremblay, affirme que les enseignants ont peu d’informations dans ce dossier et qu’ils ignorent combien de temps ils devront travailler au Centre Asticou, situé sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes à Gatineau. Selon elle, il y a certains irritants présentement au Centre Asticou, notamment en ce qui a trait à la gestion des déplacements et de l’organisation des horaires.

Ça nous a demandé des adaptations. Au niveau du matériel, il y a aussi des ajustements à faire, par exemple dans les classes d’art, c’est difficile, il y a peu de lavabos, ce n’est pas encore adapté. En science, dans les laboratoires, ils ne sont pas installés convenablement, a déclaré Mme Tremblay.

Le président de la commission scolaire, Mario Crevier, soutient pour sa part que les autorités scolaires travaillent présentement en partenariat avec la direction de l’école pour trouver des solutions le plus rapidement possible.

Ottawa-Gatineau

Éducation