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La province veut en savoir plus sur 17 jeunes à risque cités dans le rapport sur Tina Fontaine

Une adolescente se tient le coude.
Dans son rapport sur la mort de Tina Fontaine, la protectrice des droits des enfants, Daphne Penrose, écrit que 17 jeunes ont besoin rapidement d'un traitement pour toxicomanie. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le gouvernement du Manitoba veut savoir ce qu'il advient des 17 enfants en danger cités dans le rapport qui relate les manquements et les échecs ayant conduit à la mort de Tina Fontaine.

L’auteure du rapport, la protectrice des droits des enfants du Manitoba, Daphne Penrose, dit que certains de ces 17 jeunes ne veulent pas d’aide, mais, selon elle, ils en ont tous besoin.

Le premier ministre, Brian Pallister, a demandé au personnel des Services à l'enfant et à la famille (CFS) de veiller à ce que la protectrice des droits des enfants s'acquitte de son obligation de signaler ces jeunes aux agences chargées de les surveiller.

Il dit que son bureau « cherche à savoir qui sont les enfants qui ont été mentionnés dans le rapport ».

« Nous sommes très inquiets », a ajouté le premier ministre.

Dans son rapport, Mme Penrose évoque 17 jeunes qui « courent un risque imminent de mourir ou sont mourants » et ont besoin d'un traitement pour toxicomanie.

Mercredi, Daphne Penrose a dit qu’il s’agit de garçons et des filles âgés de 14 à 17 ans ayant l'habitude de consommer plusieurs drogues, dont la méthamphétamine.

Selon elle, ils ont tous besoin de traitement pour combattre leurs dépendances.

Elle n'a pas voulu dire si l'un de ces jeunes était exploité sexuellement, mais elle a ajouté que la dépendance et l'exploitation sexuelle vont souvent de pair.

Les enfants figurant sur cette liste consomment des drogues de façon habituelle et ont des difficultés. Certains ont de graves problèmes de santé en raison de leur consommation.

Daphne Penrose, défenseure des droits des enfants du Manitoba

« Ces enfants ont besoin d'un centre de désintoxication. Ils ont besoin qu’on leur fournisse un traitement, des soins de longue durée, d'une manière holistique qui réponde à leurs besoins », affirme la protectrice des droits des enfants.

Le ministre de la Santé, Cameron Friesen, affirme que le rapport démontre l’étendue du travail qui attend le gouvernement afin de traiter les dépendances.

« Nous croyons qu'il faut faire plus, dit-il. De toute évidence, nous ne pouvons pas nous satisfaire de cela. »

L'opposition veut plus que des paroles

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Wab Kinew, souhaite que le gouvernement soit persévérant.

« Si j'étais premier ministre et que je découvrais que 17 enfants sont à risque, je demanderais à avoir ces 17 noms sur mon bureau », explique-t-il.

Il croit qu'un centre d'injection sécuritaire pourrait être une solution aux problèmes de consommation de drogue.

Par ailleurs, le chef libéral, Dougald Lamont, est déçu que Brian Pallister ait écarté une question posée en Chambre, qui liait la nécessité d'un meilleur soutien en matière de dépendance à la mort de Tina Fontaine.

« J'entends beaucoup de discours et de bonnes intentions, mais je ne vois pas vraiment de plan », affirme-t-il.

Brian Pallister ne s’est pas engagé à mettre en œuvre les cinq recommandations énoncées dans le rapport de la défenseure des droits des enfants. Il a cependant dit : « La preuve est dans nos actions. » Selon le premier ministre du Manitoba, moins de jeunes sont pris en charge par l’État ou vivent dans la pauvreté depuis qu'il est au gouvernement.

Quant à Daphne Penrose, elle invite le gouvernement à agir rapidement.

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