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Beto O'Rourke se lance dans la course à la présidence américaine

Les explications de notre correspondant à Washington, Christian Latreille.
Radio-Canada

L'ex-représentant démocrate de l'État du Texas Beto O'Rourke a annoncé jeudi qu'il se lance dans la course à l'investiture de son parti pour tenter de déloger Donald Trump aux présidentielles de 2020.

Considéré comme une étoile montante au sein du Parti démocrate, Robert Francis O’Rourke s'est lancé dans l'arène électorale en appelant les Américains à surmonter leurs différences afin de relever les défis auxquels leur pays est confronté.

« La seule manière pour nous d'être fidèles aux promesses de l'Amérique est de tout donner pour elle et tout donner pour nous tous », a déclaré le candidat à l'investiture démocrate, âgé de 46 ans, dans un message vidéo.

Les défis auxquels nous sommes actuellement confrontés, les crises interconnectées de notre économie, de notre démocratie et de notre climat n'ont jamais été aussi grands. Soit ils nous dévoreront, soit ils nous offriront la meilleure occasion de libérer le génie des États-Unis.

Beto O’Rourke, candidat à l’investiture démocrate

Ancien guitariste du groupe indie rock Foss, Beto O’Rourke a fait son entrée à la Chambre des représentants en 2013 sous la bannière démocrate, fonctions qu'il a occupées jusqu'en 2019.

Il s’était aussi porté candidat au poste de sénateur du Texas lors des élections de 2018, mais avait été battu de justesse par le sénateur républicain sortant, Ted Cruz.

Succès instantané

Beto O'Rourke prend la parole lors d'un vaste rassemblement partisan, avant les élections de mi-mandat de novembre 2018. Beto O'Rourke a suscité un évitable engouement lors de sa campagne sénatoriale de novembre 2018. Photo : Associated Press / Nick Wagner

Invisible jusque-là sur l’écran radar, Beto O'Rourke a acquis une notoriété instantanée lors de cette élection en réalisant, malgré sa défaite, la meilleure performance démocrate aux sénatoriales du Texas depuis 30 ans. Habile utilisateur des médias sociaux, il a sillonné le sud-ouest du pays après sa défaite, documentant notamment son voyage sur une plateforme en ligne.

Politicien charismatique, orateur talentueux, porteur d’un message d’unité et d’espoir, il a énergisé les militants démocrates, séduit les jeunes comme les indépendants et battu des records de financement même s'il refusait les dons des super-PAC, de puissants comités d'action politique auxquels contribuent les grandes entreprises et de richissimes donateurs.

Les médias américains ont parlé d'une véritable « Betomanie ».

Bannière vers notre dossier sur les candidats démocrates à la présidentielle de 2020

Défense des minorités raciales

Certains voient en Robert Francis O’Rourke, mieux connu sous son diminutif hispanique « Beto », un « Obama blanc » ou un Robert Kennedy, dont il partage notamment le prénom, les racines irlandaises et la religion catholique.

Sa défense des joueurs afro-américains de la NFL qui s’agenouillent pendant l’hymne national – liant leur geste à la lutte pour les droits civiques – est devenue virale.

Originaire de la ville frontalière d’El Paso, il y a tenu un contre-rassemblement réunissant des milliers de personnes lorsque le président Trump s’y est rendu pour plaider en faveur d’un mur à la frontière mexicaine, le mois dernier. Partisan d’une réforme de l’immigration, ce politicien qui parle couramment l’espagnol ferait de cet enjeu un élément clé de sa campagne.

Ses critiques lui reprochent un bilan législatif modeste et des politiques mal définies.

O'Rourke dans la course

Avec les informations de CNN et de l'Agence France-Presse

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