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La Fonderie Horne continue de multiplier les avis de non-conformité environnementale

Une fonderie de cuivre avec une cheminée.
La fonderie Horne a reçu huit avis de non-conformité environnementale en 2018. Photo: Radio-Canada / Jean-Marc Belzile
Jean-Marc Belzile

Plus de 133 avis de non-conformité à la loi sur la protection de l'environnement ont été émis en Abitibi-Témiscamingue en 2018. Avec huit avis, la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda est l'entreprise qui a en reçu le plus dans la région. Elle se retrouve au sommet de ce palmarès pour une deuxième année consécutive.

Les avis de non-conformité émis à la Fonderie Horne concernent tous un dépassement de la toxicité à la daphnie à l'effluent no 12, l'un des quatre effluents de la Fonderie. La Fonderie en a reçu 10 en 2017 et huit en 2018.

Une situation qui perdure depuis plusieurs années et qui fait en sorte que des contaminants se déversent dans la nature et les terrains adjacents. L'entreprise appartenant à Glencore Canada est bien au fait de cette problématique.

Il y a sept firmes externes spécialisées qu'on a engagées au fil des ans pour nous aider à trouver la cause exacte de cette problématique-là. C'est un problème très complexe, le bassin date de 1926, ce qu'il faut mentionner c'est qu'il reçoit les eaux d'autres propriétés, dont celles du quartier industriel situé derrière la Fonderie, affirme la superviseure aux communications et aux relations avec la communauté à la Fonderie Horne, Stéphanie Lemieux.

L'an dernier la Fonderie avait aménagé un bassin afin de collecter l'eau pour éviter qu'elle continue d'aller dans l'environnement, mais l'initiative a échoué. L'entreprise planche sur un nouveau projet de 6 millions de dollars cette fois qui consiste à construire des digues pour tenter de collecter les eaux.

Ce qu'on vise c'est de débuter la construction des digues dès l'obtention du certificat du ministère de l'Environnement, donc idéalement cette année. On espère que cette initiative ajoutée à toutes celles qui ont été mises en place au cours des dernières années va nous permettre de corriger la situation à long terme, ajoute Stéphanie Lemieux.

La Fonderie Horne apparaît au bout d'une rue, à travers des bâtiments.La fonderie de cuivre appartient à Glencore Canada. Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Elle assure qu'il s'agit d'une priorité pour la Fonderie Horne.

C'est une situation qui n'est aucunement acceptable pour la Fonderie Horne, nos équipes travaillent avec ardeur pour trouver une solution, c'est un problème très complexe, mais on ne ménage pas les ressources pour régler la problématique, tant nos ressources humaines que financières, selon la superviseure aux communications et aux relations avec la communauté à la Fonderie Horne.

Le ministère de l'Environnement n'a pas souhaité commenter puisqu'une enquête est en cours concernant la Fonderie Horne.

Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais