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Johnson & Johnson doit payer 29 M$ US à une femme souffrant d'un cancer des ovaires

Une bouteille de poudre de bébé de la compagnie Johnson & Johnson.

Le fabricant de poudre pour bébé Johnson & Johnson fait l'objet d'une série de poursuites judiciaires, dont deux recours collectifs au Canada. Des milliers de femmes allèguent que le talc qui entre dans sa composition serait la cause de leur cancer ovarien.

Photo : Reuters / Mike Segar

Radio-Canada

La compagnie de produits d'hygiène Johnson & Johnson devra verser 29 millions de dollars américains à une femme qui allègue que l'amiante qui se retrouve dans leurs produits à base de talc, notamment la poudre pour bébé, est à l'origine de sa tumeur cancéreuse aux ovaires.

Le verdict, rendu par la Cour supérieure de la Californie, à Oakland, marque une nouvelle défaite pour l’entreprise, qui fait l’objet de plus de 13 000 poursuites relativement à la poudre de talc contaminée par de l’amiante.

Selon les accusations, l’entreprise a délibérément caché le fait que sa poudre pour bébé, produit vedette qui a longtemps fait la réputation de Johnson & Johnson, et d’autres cosmétiques fabriqués à base de talc sont nocifs pour la santé.

L’instigatrice de cette poursuite, Terry Leavitt, a été l’une des premières à être entendues dans le cadre d’une douzaine de poursuites contre Johnson & Johnson prévues au calendrier cette année.

Comme elle, plusieurs plaignantes soutiennent que les produits étaient contaminés par l’amiante depuis les années 1970 et que leur utilisation est à l’origine de leur cancer des ovaires.

Le procès, qui s’est étiré sur neuf semaines, avait débuté le 7 janvier. Au cours des séances, les membres du jury ont entendu les témoignages d’une douzaine d’experts, appelés par la plaignante comme par la compagnie. Après deux jours de délibérations, les jurés ont rendu leur verdict.

Déçue, Johnson & Johnson a indiqué son intention de porter en appel la décision du jury, évoquant de « sérieuses erreurs sur la preuve et sur les procédures ».

La compagnie établie à New Brunswick, dans l’État du New Jersey, dément les affirmations selon lesquelles sa poudre de talc cause des cancers. Citant de nombreuses études et des tests menés par des agences de régulation partout dans le monde, Johnson & Johnson assure que le talc ne contient pas d’amiante et est tout à fait sécuritaire.

Selon Bloomberg, la compagnie a vu son titre chuter de 2 % à la Bourse de New York après l’annonce du verdict pour atteindre 136,40 $ US. À la fermeture des marchés, mercredi, il était évalué à 139,41 $ US.

En juillet 2018, une cour de justice du Missouri avait aussi tranché en faveur des plaignantes. Cela avait obligé Johnson & Johnson à leur payer 4,69 milliards de dollars américains. Lorsque le verdict avait été rendu, 6 des 22 femmes qui avaient traîné la compagnie devant les tribunaux étaient déjà décédées de leur cancer des ovaires.

Santé Canada indique que le talc peut être à l’origine du cancer de l’ovaire « lorsque la région génitale de la femme y est exposée ». Selon la Société canadienne du cancer, l’utilisation de talc sur la zone périnéale peut en effet être un facteur de risque possible de ce type de cancer.

Avec les informations de Reuters

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