•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Beto O'Rourke se lancerait dans la course à l'investiture démocrate aujourd'hui

Beto O'Rourke, vu de face, prenant la parole
Beto O'Rourke a indiqué qu'il annoncerait très bientôt s'il brigue l'investiture démocrate. Photo: Associated Press / Richard W. Rodriguez
Radio-Canada

L'ex-représentant Beto O'Rourke annoncera jeudi matin qu'il brigue l'investiture du Parti démocrate, selon un réseau de télévision du Texas, devenant ainsi le 15e candidat de la course.

La chaîne locale KTSM indique que le politicien de 46 ans a confirmé ses intentions mercredi dans un message texte.

« Je suis très fier de ce qu'El Paso a accompli et de ce qu'El Paso incarne. C'est en grande partie pour cette raison que je brigue l'investiture. Cette ville est le meilleur exemple de ce que le pays a de meilleur à offrir », a écrit Beto O'Rourke à propos de la ville où il réside et qui fait partie du district qu'il a représenté à Washington de 2013 à 2019.

Celui qui a été l'adversaire du républicain Ted Cruz lors de l'élection sénatoriale de novembre 2018 au Texas se joindra à un bassin déjà bien rempli et plus diversifié que par le passé.

Quatorze candidats, dont les sénateurs Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Kamala Harris, sont déjà en lice.

Les sondages réalisés au cours des derniers mois placent Beto O'Rourke dans le peloton de tête, derrière des adversaires potentiels comme l'ex-vice-président Joe Biden, qui n'a pas encore annoncé ses intentions, Bernie Sanders, qui s'était incliné devant Hillary Clinton en 2016, et Kamala Harris.

Joe Biden, qui a déclaré être le candidat « le plus qualifié », devrait annoncer sa décision sous peu.

Bannière vers notre dossier sur les candidats démocrates à la présidentielle de 2020

Un politicien charismatique

Beto O'Rourke prend la parole lors d'un vaste rassemblement partisan, avant les élections de mi-mandat de novembre 2018. Beto O'Rourke a suscité un évitable engouement lors de sa campagne sénatoriale de novembre 2018. Photo : Associated Press / Nick Wagner

Invisible des écrans radars jusqu'à tout récemment, Beto O'Rourke a acquis une notoriété instantanée lors de la campagne sénatoriale de 2018 au Texas, un bastion républicain, perdant de justesse face au sénateur républicain Ted Cruz.

Politicien charismatique et orateur talentueux, porteur d’un message d’unité et d’espoir, il a énergisé les militants démocrates, séduit les jeunes comme les indépendants et brisé des records de financement même s'il refusait les dons des Super PAC, de puissants comités d'action politique auxquels contribuent les grandes entreprises et de richissimes donateurs.

Les médias américains ont parlé d'une véritable « Betomanie ».

Certains voient en Robert O’Rourke, connu sous son diminutif hispanique, un « Obama blanc » ou un Robert Kennedy, dont il partage notamment le prénom, les racines irlandaises et la religion catholique.

Sa défense des joueurs afro-américains de la NFL qui s’agenouillent pendant l’hymne national – liant leur geste à la lutte pour les droits civiques – est devenue virale.

Une candidature attendue

Certains démocrates préféreraient qu’il brigue l’autre siège sénatorial du Texas en 2020. Mais les spéculations sur sa candidature vont bon train depuis sa défaite puisque les indices montrant son intention de sauter dans l'arène se multiplient au cours des dernières semaines.

Dans un article publié dans la revue Vanity Fair mercredi, il n'a pas caché ses ambitions présidentielles. « Vous pouvez probablement dire que je veux me lancer. Je le veux. Je pense que je serais doué pour ça », a-t-il admis.

Dans cet entretien, il a reconnu que le fait d'être un homme blanc le désavantageait dans cette course, à une époque où bien des démocrates aimeraient élire une femme ou un membre issu de la diversité culturelle, deux groupes qui ont été le fer de lance de l'opposition à l'administration Trump.

Si je devais me lancer, je pense qu'il serait vraiment important que ceux qui composent mon équipe ressemblent à ce pays. Si je me présentais, si je gagnais, ce serait important que mon administration ressemble à ce pays.

Beto O'Rourke, dans une entrevue à Vanity Fair

« C'est le seul moyen que je connaisse pour relever ce défi », a-t-il expliqué.

Au cours d'une entrevue accordée à Oprah Winfrey, il y a un mois, il avait affirmé qu'il annoncerait sa décision avant la fin du mois.

Habile utilisateur des médias sociaux, il a sillonné le sud-ouest du pays après sa défaite, documentant notamment son voyage sur une plateforme en ligne.

Originaire de la ville frontalière d’El Paso, il y a tenu un contre-rassemblement réunissant des milliers de personnes lorsque le président Trump s’y est rendu pour plaider en faveur d’un mur à la frontière mexicaine, le mois dernier. Partisan d’une réforme de l’immigration, ce politicien qui parle couramment l’espagnol ferait de cet enjeu un élément clé de sa campagne.

Ses critiques lui reprochent un bilan législatif modeste et des politiques mal définies.

L'ancien conseiller municipal a déjà été bassiste d’un groupe punk rock, puis entrepreneur. Dans sa jeunesse, il a été arrêté pour conduite avec les facultés affaiblies.

Politique américaine

International