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Les crevettiers attendent le départ des glaces pour jeter les filets à l’eau

Pêche à la crevette
Pêche à la crevette Photo: Dan Cotton
Radio-Canada

Les crevettiers suivent l'évolution des glaces de près en vue de l'ouverture de la saison de pêche à la crevette. Et malgré la diminution des stocks de crevettes nordiques, ils demandent le maintien des quotas.

Les pêcheurs de crevettes sont les premiers à sortir en mer, bien avant les homardiers et les crabiers. Leurs bateaux sortent des ports dès le début du mois de mars, généralement.

L’hiver rigoureux a toutefois amené une importante couche de glace sur une portion du golfe du Saint-Laurent. Le phénomène retarde la saison de pêche d’une dizaine de jours.

Ce n’est pas dramatique, convient le président de l’Association des crevettiers du golfe, Michel Légère. La sécurité, c’est la priorité.

Michel Légère, pêcheur de crevettes de CaraquetMichel Légère, président de l'Association des crevettiers du golfe Photo : Radio-Canada / René Landry

Honnêtement, à venir jusqu’à la semaine passée, ça n’avait pas grand bon sang côté météo, le vent, le froid, la glace, explique M. Légère. Normalement on part début mars.

La quinzaine de crevettiers attend donc impatiemment le signal de départ depuis les ports de l’Isle Madame, en Nouvelle-Écosse, et de la Gaspésie.

Il y a une couple de bateaux qui sont restés dans la région de Shippagan puis Caraquet, mais c’est minime, dit M. Légère. La plupart des bateaux sont en dehors pour sortir au plus vite.

Diminution des stocks

Le retour en force du sébaste dans le golfe, friand de crevettes, contribue à la diminution du stock du petit crustacé. Leur biomasse aurait diminué au niveau des années 1990. Les pêcheurs demandent néanmoins le maintien des quotas.

Des crevettes fraîches dans un bac de plastique gris au moment du débarquement au quai de Sept-Îles.Des crevettes fraîches au moment du débarquement au quai de Sept-Îles au matin de Pâques 2018. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La ressource a encore diminué, par contre, nous autres on n’a pas vu ça dans la saison 2018 au niveau de la zone Anticosti et Esquiman, soulève Michel Légère. Les prises ont été super bonnes, même meilleures que l’année auparavant.

Donc on se questionne pourquoi encore abaisser un contingent quand les prises par les pêcheurs sont aussi bonnes.

Selon les crevettiers, les prises dans leurs filets ne représente qu’une fraction de la quantité dévorée par les bancs de sébastes.

Des sébastes.Des sébastes. Photo : Pêches et Océans Canada / Claude Nozères

Les scientifiques disent que le sébaste mange 150 000 tonnes de crevettes par année. Abaisser le quota de 5000 tonnes, ça va changer quoi dans l’équation?, questionne le pêcheur.

Avec les informations de René Landry

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches