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Boeing 737 MAX cloués au sol : la région de Seattle attend des réponses

Un avion sur une piste extérieure.

Près de 12 000 personnes travaillent à l'usine de Boeing de Renton, où sont assemblés les appareils 737 MAX.

Photo : Radio-Canada / Chris Corday

Michaële Perron-Langlais

C'est à Renton, près de Seattle, que sont assemblés les avions Boeing 737 MAX. Après l'écrasement d'un de ces appareils en Éthiopie, dimanche dernier, la population de la ville, dont environ 10 % travaille à l'usine de Boeing, est impatiente d'en apprendre plus sur ce qui a causé l'accident.

Les boîtes noires de l’appareil, qui enregistrent les paramètres de vol ainsi que les conversations et les sons dans la cabine de pilotage, ont été retrouvées lundi, mais elles n'ont pas encore été décryptées. En attendant d'analyser les informations qu’elles contiennent, de nombreux pays, dont le Canada et les États-Unis, ont fermé leur espace aérien national aux appareils Boeing 737 MAX.

L’écrasement de dimanche, dans lequel 157 personnes ont perdu la vie, est le deuxième impliquant un Boeing 737 MAX à survenir en moins de six mois.

En attente de réponse

Boeing est le plus important employeur privé de l’État de Washington et son usine de Renton emploie 12 000 personnes.

« Et il y a plusieurs commerces qui sont installés aux alentours de l’usine », précise Catherine Hagerup, du magasin de chaussures Wide Shoes Only. Elle souligne qu’une partie importante de sa clientèle travaille pour le constructeur aéronautique.

Si la production d’appareils Boeing 737 MAX devait ralentir, les conséquences économiques risqueraient donc d’être importantes pour cette ville.

« Ça risque de prendre un peu de temps avant que les effets se fassent sentir », croit Beth Grothause, qui possède un salon de coiffure à proximité de l’usine. « Cela dépendra aussi des raisons précises pour lesquelles ces avions se sont écrasés. »

« Je pense que tout le monde a hâte de savoir ce qui a été enregistré sur les boîtes noires », confie Catherine Hagerup.

De son côté, le syndicat des mécaniciens aéronautiques de Boeing refuse d’accorder des entrevues, mais a tout de même réagi par communiqué. « Nous tenons d’abord à transmettre nos condoléances aux familles des victimes de cet accident tragique, écrit le syndicat. Chaque fois qu’un accident comme celui-là se produit, peu importe le constructeur, cela soulève des inquiétudes que nous partageons tous. »

Le syndicat indique qu’il serait « irresponsable » de sa part de spéculer sur les causes de l’écrasement.

Avec des informations de Valérie Gamache

Industrie aéronautique

Économie