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Il y a de moins en moins de francophones de langue maternelle à l'Île-du-Prince-Édouard

Hello! Bonjour!
Les francophones ont fortement diminué entre 1971 et 2016 à l'Île-du-Prince-Édouard. Photo: iStock / iStockPhoto
Radio-Canada

Le nombre de francophones de langue maternelle diminue depuis près de 50 ans à l'Île-du-Prince-Édouard. On peut même parler d'un véritable déclin selon les derniers chiffres de Statistiques Canada.

Ils étaient plus de 7300 à s'identifier d'abord comme francophones en 1971. Un chiffre qui est descendu à un peu plus de 5000 une dizaine d’années plus tard.

Ce nombre a plus ou moins stagné pendant plus de 20 ans pour finalement passer sous la barre des 5000 en 2011.

En 2016, ils n'étaient plus que 4500, soit un peu plus de 3 % de la population totale de l'Île-du-Prince-Édouard.

Un tableau montrant qu'en 1971 il y avait 7369 francophones et qu'il n'en restait que 4550 en 2016. Entre 1971 et 2016, le nombre de francophones a chuté de près de 3000 personnes à l'Île-du-Prince-Édouard. Photo : Radio-Canada

Le plus grand déclin est survenu dans les 1970, après la fermeture de toutes les écoles francophones, sauf celle de la région Évangéline.

La population francophone s'est ensuite stabilisée. Puis, elle a recommencé à chuter depuis le début des années 2000, et ce, malgré l'ouverture de nouvelles écoles françaises.

Le directeur des Affaires acadiennes et francophones de l'Île-du-Prince-Édouard, Aubrey Cormier, est bien conscient de cette érosion.

Les francophones de langue maternelle ont diminué, mais ce sont des facteurs qui sont hors de contrôle et qui affectent l'ensemble des communautés de langues officielles à travers le pays. La dénatalité joue un rôle ainsi que l'exode des jeunes.

Aubrey Cormier en entrevue. Le directeur des Affaires acadiennes et francophones de l'Île-du-Prince-Édouard, Aubrey Cormier. Photo : Radio-Canada

Mais il refuse de baisser les bras. Selon lui, la situation n'est pas si alarmante lorsqu'on prend en compte tous les francophiles de la province, qui sont quatre fois plus nombreux que les francophones de langue maternelle.

Je pense que c'est à nous, francophones de langue maternelle, à démontrer cette ouverture puis de leur faire comprendre que ce n'est pas un club exclusif pour les francophones de langue maternelle, dit Aubrey Cormier. C'est essentiellement un club qui est ouvert à intégrer ceux qui veulent partager nos valeurs comme communauté francophone.

Malgré ces chiffres, l'espoir persiste à l'Île-du-Prince-Édouard. Les six écoles de la province accueillent cette année plus de 1000 élèves, un record.

D’après un reportage de François Pierre Dufault

Île-du-Prince-Édouard

Francophonie