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Le psychologue Étienne Lavoie aurait fait six autres victimes

Étienne Lavoie fait face à 14 chefs d'accusation de nature sexuelle. Il est ici photographié dans un égoportrait.

Étienne Lavoie fait face à 14 chefs d'accusations de nature sexuelle.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) a ouvert six nouvelles enquêtes pour autant de victimes possibles dans l'affaire du psychologue Étienne Lavoie. Le Sherbrookois doit répondre à 14 chefs d'accusation, dont proxénétisme, agression sexuelle et agression sexuelle armée.

Étienne Lavoie était de retour en cour mercredi pour la suite de son enquête sur remise en liberté. L’enquêteur responsable du dossier a présenté de nouvelles informations au juge.

L’enquêteur a témoigné aujourd’hui sur des éléments de preuve qu’il avait recueillis depuis le début de l’enquête sur remise en liberté de M. Lavoie à la fin février, a expliqué la procureure au dossier, Marie-Ève Phaneuf.

Selon elle, d'autres accusations de nature sexuelle pourraient s'ajouter au dossier du psychologue.

Grosso modo on parle de six nouvelles plaignantes, il y a également plusieurs témoins qui ont été rencontrés qui ont corroboré certains aspects des déclarations des victimes pour lesquelles on avait déjà porté des accusations, a-t-elle ajouté.

De nouvelles informations

L’enquêteur du Service de police de Sherbrooke a rapporté que des produits de consommation et des condoms auraient été trouvés dans un ancien bureau d’Étienne Lavoie.

Lors de son contre-interrogatoire, le psychologue a admis qu’il a combattu à plusieurs reprises sa dépendance aux drogues. Il a eu des problèmes de consommation de cocaïne de 18 à 21 ans.

Même s’il a eu plusieurs rechutes depuis, il a confié au juge qu’il vise l'abstinence.

Depuis son arrestation, toutes ses demandes pour obtenir une thérapie ont échoué. Étienne Lavoie a lui-même fait des démarches auprès d'une maison de thérapie réservée aux hommes, située en Beauce, mais sans succès.

L’homme ne prévoit pas de travailler s’il est remis en liberté. Je veux m'occuper de moi [...] m'assurer d'être abstinent. C'est la seule chose qui est importante pour moi, a-t-il confié.

Lors du contre-interrogatoire, la procureure de la Couronne a fait avouer à l'accusé que le crack créait une dépendance plus forte que la cocaïne. Elle a aussi souligné les antécédents judiciaires de l'accusé et ses non-respects de condition.

L'avocat de Lavoie pour sa part a fait valoir que son client s'engage à respecter plusieurs conditions s'il est remis en liberté.

Les plaidoiries de la Couronne seront entendues jeudi. La poursuite maintient sa position et ne souhaite pas qu'Étienne Lavoie soit remis en liberté en attendant son procès.

Estrie

Justice et faits divers