•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jamboree : les regards tournés vers Blouin et Beaulieu-Marchand

Alex Beaulieu-Marchand en sera à une deuxième participation au Jamboree de Québec. Photo: Radio-Canada / Jean-Philippe Martin
Jean-Philippe Martin

Forts de leurs récentes performances aux X Games, Laurie Blouin et Alex Beaulieu-Marchand sont impatients de renouer avec la rampe du Jamboree de Québec devant famille et amis.

La planchiste de Stoneham et le skieur de Saint-Augustin-de-Desmaures seront en vedette lors de la compétition présentée jusqu’à samedi sur le site de l'Îlot Fleurie, au centre-ville de Québec.

Leurs succès cette saison jumelés à l’absence de quelques grands noms dont Maxence Parrot, Sébastien Toutant et Mark McMorris font en sorte que les projecteurs seront davantage tournés vers eux au cours des prochains jours.

« Moi, je fais toujours les choses de la même manière, c’est pour vous que ça fait une différence », a commenté Beaulieu-Marchand en pointant les membres des médias présents pour le rencontrer mercredi. « Là, il y a plein de caméras sur moi alors que d’habitude, il n’y en a pas. »

Même s’il a remporté trois médailles aux X Games 2019, une médaille de bronze aux championnats du monde et dit offrir « le meilleur ski de sa vie » en ce moment, rien n’a changé quant à son approche envers les compétitions jugées.

Je viens faire ma performance, le meilleur ski que je peux faire et je n’ai aucune attente de résultats. Si ça va bien, que les juges aiment ça et que je monte sur le podium, tant mieux. Sinon, tant pis.

Alex Beaulieu-Marchand, médaillé de bronze à l’épreuve du Slopestyle du Jamboree 2017.

Blouin: un autre podium en vue

Laurie Blouin est toujours sur un nuage depuis sa médaille d’or au grand saut lors des X Games et sent qu’elle fait sa place sur la scène sportive québécoise.

« Les Québécois ont l’air fiers de moi, je pense, a dit la planchiste âgée de 22 ans. Ça fait chaud au coeur de savoir qu’ils sont derrière moi. »

Laurie Blouin et Océane FillionLaurie Blouin et sa coéquipière de l'équipe canadienne, Océane Fillion. Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Deuxième l’an dernier, elle imagine ce que pourrait être une victoire chez elle, à Québec ce samedi.

« C’est sûr que ça serait vraiment cool! D’être à la maison devant mes amis, ma famille et de faire la fête avec tous mes proches, j’aimerais vraiment ça. »

Elle sent toutefois que les attentes sont plus grandes envers elle, un an après qu’elle ait remporté la médaille d’argent à ce même Jamboree.

Je pense que les gens s’attendent à un bon résultat. Ça me met un peu plus de pression. Mais pour moi, c’est important de faire un podium devant ma famille et mes amis.

Laurie Blouin, planchiste

Priorité aux commanditaires

Le Jamboree attirera encore cette année plus de 75 skieurs et planchistes d'une vingtaine de pays pour la conclusion de saison de Coupe du monde de Big Air de la Fédération internationale de ski (FIS).

Vainqueur de l'épreuve en 2018, le planchiste Maxence Parrot, qui souffre d’un cancer, ne sera pas de ceux-là pour défendre son titre. Parrot a cependant bien failli accepter l’invitation des organisateurs de tenir le rôle d’animateur lors de la compétition.

« Un de ses commanditaires lui a demandé de participer à un évènement, raconte Chantal Lachance, vice-présidente marketing et opérations de Gestev. Maxence était bien triste de ne pas être avec nous. Il aime beaucoup Québec. »

La vainqueur Mark McMorris (au centre), entouré de Maxence Parrot (2e, à gauche) et de Anton Mamaev (3e, à droite), au terme de la compétition de grand saut en planche à neige au 12e Jamboree de QuébecLa vainqueur Mark McMorris (au centre), entouré de Maxence Parrot (2e, à gauche) et de Anton Mamaev (3e, à droite), au terme de la compétition de grand saut en planche à neige au 12e Jamboree de Québec Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Pour cette même raison, selon Chantal Lachance, les spectateurs du Jamboree devront se passer cette année des prouesses des Canadiens Sébastien Toutant et Mark McMorris, qui ont épaté la galerie dans le passé.

« Ils font beaucoup de films et on les voit réapparaître quand on s’approche des Olympiques, alors que les épreuves de Coupe du monde servent de qualification pour les Jeux. Alors comme on commence un nouveau cycle olympique, les Coupes du monde ont moins d’importance pour eux. C'est la nature du sport. »

Québec

Sports