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L’Assemblée de la francophonie refuse de divulguer le coût de l'embauche d'un crieur public

Un homme avec un tricorne
Daniel Richer, le crieur public engagé par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario. Photo: L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario
Jean-François Morissette

Dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) a embauché un crieur public afin de « crier » le manifeste franco-ontarien sur les marches de Queen's Park. Le coût de l'opération ne sera pas dévoilé pour le moment puisque l'organisme ne peut pas divulguer la valeur du contrat avec l'artiste pour des raisons de confidentialité.

Dans un échange de courriels avec Radio-Canada, une porte-parole de l'organisme dit ne pas pouvoir divulguer la somme versée au crieur en raison des clauses de confidentialité contenues dans son contrat, comme c'est le cas pour les artistes, par exemple.

Quant à savoir pourquoi les chiffres ne pouvaient être rendus publics, l'AFO a affirmé que la somme globale du projet sera connue lors de l'assemblée annuelle de l'organisme, en octobre prochain, puisque ces chiffres doivent d'abord être validés par [la] vérificatrice.

Le crieur, Daniel Richer, sera présent à Queen’s Park le 20 mars pour crier le manifeste rédigé par un groupe de jeunes à la suite des compressions du gouvernement Ford dans les services en français.

Selon l’AFO, cette criée vise à sensibiliser la population aux enjeux associés aux compressions du gouvernement provincial et à faire valoir la place des 744 000 francophones vivant en Ontario.

Carol Jolin, président de l’organisme, veut miser sur l’originalité de l’événement pour attirer l’attention.

On voulait quelque chose qui attirerait l’attention et on espère qu’il va mobiliser les gens à venir sur les lieux, explique M. Jolin.

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin. Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin. Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

M. Jolin croit que le crieur public saura attirer les foules. Une tournée doit également avoir lieu aux quatre coins de la province afin de crier le manifeste.

Le 1er décembre dernier, plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre les compressions dans les services en français du gouvernement de Doug Ford.

Parallèlement à cette action publique, l’AFO dit poursuivre son travail de coulisses auprès de Marilissa Gosselin, conseillère en affaires francophones au sein du bureau du premier ministre Ford, et du personnel de la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney.

Toutefois, le président de l’AFO note que jusqu’à présent, ces rencontres n'ont pas de grand succès.

En ce qui a trait au budget provincial, Carol Jolin dit attendre avec appréhension le premier budget du gouvernement Ford, qui sera déposé le 11 avril.

Il faut se rendre au budget pour y voir son contenu, voir les stratégies que le gouvernement va utiliser pour s’attaquer au déficit et voir comment ça va affecter la population en général et nous les francophones, dit-il.

Peu de rencontres entre Jolin et Mulroney depuis des mois

Bien que des demandes de rencontre aient été faites, le président de l’AFO et la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, n’ont eu qu’une poignée de rencontres depuis l’assermentation du gouvernement Ford.

Depuis le 15 novembre, M. Jolin soutient n’avoir rencontré qu’une seule fois la ministre Mulroney dans un cadre formel.

La Procureure générale et ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Caroline Mulroney, lors d'une mêlée de presse à Queen's Park Caroline Mulroney Photo : The Canadian Press / Chris Young

Carol Jolin a cependant aperçu Mme Mulroney lors d’une journée de mobilisation en éducation qui a eu lieu la semaine dernière, mais ce dernier affirme qu'il n’a eu que 30 secondes avec la ministre des Affaires francophones pour lui dire quelques mots afin de lui demander une rencontre formelle.

Les équipes de l’AFO et du bureau de Mme Mulroney sont toutefois en communication.

La voix juridique?

En décembre, l’AFO a aussi retenu les services des avocats Ronald Caza et Mark Power pour analyser la possibilité de demander une révision judiciaire de l'annulation par le gouvernement de Doug Ford du financement du projet d'Université de l'Ontario français et de l'intégration du commissariat aux services en français au sein du bureau de l'ombudsman de l'Ontario.

Carol Jolin note qu’avant de procéder à une contestation judiciaire, les avocats devaient établir ce qui a été perdu comme acquis.

Lors d’une récente entrevue à l’émission Les matins d’ici, M. Caza soulignait qu’il [restait] du travail à faire pour que la communauté franco-ontarienne parvienne à garder les gains de ces dernières années.

Me Caza avait ajouté que la mobilisation aurait un rôle important dans ce dossier et que les tribunaux ne pouvaient être qu'un dernier recours.

En janvier, le gouvernement fédéral a octroyé un financement de 1,9 million de dollars à l'équipe de mise en oeuvre de l'Université de l'Ontario français (UOF).

Toronto

Associations francophones