•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Piaule : le CISSS-AT admet que la « situation du financement est difficile pour les organismes communautaires »

Un immeuble comprenant plusieurs chambres vu de l'autre côté de la rue, en hiver.
La Piaule accueille des personnes en situation d'itinérance à Val-d'Or. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Thomas Deshaies

L'adjointe à la direction des programmes de santé mentale et dépendances du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), Lyne St-Onge, reconnaît que la « situation du financement est difficile pour les organismes communautaires ». C'est ce qu'elle a déclaré, alors que La Piaule, une maison d'hébergement pour personnes qui se trouvent en situation d'itinérance à Val-d'Or, menace de fermer durant l'été, pour une question de financement.

L'adjointe à la direction des programmes de santé mentale et dépendances du CISSS-AT, Lyne St-Onge, constate que la situation n'est pas facile pour certains organismes communautaires de la région.

Selon Mme St-Onge, les critères d'attribution des subventions gouvernementales sont souvent liés aux taux d'occupation. Ce qui arrive pour la Piaule et d'autres ressources d'hébergement d'urgence en région, c'est que nos taux d'occupation ne sont pas nécessairement toujours au maximum, explique-t-elle. Donc, c'est souvent difficile pour ces organismes d'avoir les sommes peut-être plus importantes pour faire vivre les services.

On reconnaît que la situation du financement est difficile pour les organismes communautaires puis elle l'est aussi pour le réseau de la santé actuellement.

Lyne St-Onge, adjointe à la direction des programmes de santé mentale et dépendance

Le CISSS-AT aurait déjà sensibilisé le ministère de la Santé sur cet enjeu, ajoute Mme St-Onge. Lorsqu'on est consulté par le ministère, on ramène souvent l'importance de peut-être revoir certains critères d'attribution qui ne donnent, finalement, peut-être pas la juste valeur des services offerts dans la région, précise-t-elle.

À la recherche de solutions

Mme St-Onge affirme que le CISSS-AT est toutefois à la recherche de solutions pour offrir les meilleurs services à la clientèle. Ce qu'on souhaite, c'est arriver à trouver des solutions avec nos partenaires, et peut-être revoir la structure des services qu'on offre présentement, précise-t-elle.

Les services offerts par certains organismes comme La Piaule sont toutefois essentiels, tranche Mme St-Onge. Ces services sont essentiels et ce qu'on souhaite, c'est d'arriver avec l'ensemble des partenaires à trouver des solutions pour qu'ils puissent maintenir leurs services, affirme-t-elle.

Toujours selon Mme St-Onge, les organismes communautaires permettent d'assurer une continuité de services. Ils permettent davantage aux gens de se réinsérer et d'obtenir des soins requis dans un environnement qui est plus près de leur réalité, conclut-elle.

Un financement récurrent

Le CISSS-AT a tenu à préciser jeudi que La Piaule bénéficie toutefois de financement récurrent relativement à sa mission globale. C’est le financement pour les lits multifonctionnels qui est basé sur le taux d’occupation.

En 2018, le financement à la mission globale de l’organisme a d’ailleurs été revu à la hausse de 291 $ pour l’année, par le gouvernement.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique