•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Weyburn rejette la construction d'un foyer collectif pour personnes handicapées

Une affiche sur une route annonçant la bienvenue à Weyburn.

Une lettre signée par les « résidents du quartier The Creeks » a été adressée au maire et aux conseillers municipaux pour signaler leur opposition au projet.

Photo :  CBC / Matthew Howard

Radio-Canada

Le conseil municipal de Weyburn, en Saskatchewan, a rejeté, lundi, le projet de construction d'une résidence pour personnes handicapées, invoquant des raisons de sécurité ainsi que l'impact qu'il aurait sur la valeur des propriétés.

Bien qu’appuyant le refus du conseil municipal, le maire de Weyburn, Marcel Roy, soutient que certains propos émis par les conseillers ne reflètent pas le point de vue de la Ville.

« L’intention de notre décision prise au conseil municipal n’était pas d’offenser une personne ou un groupe en particulier de notre communauté, mais de respecter la procédure actuelle », souligne M. Roy.

Le maire a considéré, mercredi, que ce projet de construction aurait constitué un « énorme pas en arrière » pour résidents du quartier The Creeks.

Marcel Roy envisage désormais une rencontre avec le Weyburn Group Home Society et la Société de logement de la Saskatchewan.

La Société de logement de la Saskatchewan avait demandé la construction d'un foyer collectif pour des personnes handicapées mentales et physiques. Le projet est destiné à accueillir un maximum de quatre occupants dans le quartier The Creeks, un nouveau lotissement résidentiel, situé à Weyburn.

La coordonnatrice au développement de la Ville de Weyburn, Amanda Kaufmann, a recommandé aux conseillers municipaux d’approuver l’aménagement, mais la motion a été rejetée.

Le conseiller municipal Brad Wheeler, qui habite dans le quartier, s’est opposé à la proposition tout comme le maire de Weyburn, Marcel Roy.

« Cela brise en quelque sorte les rêves et les espoirs des personnes qui y vivent actuellement. Cela entravera probablement le développement du secteur », a déclaré M. Wheeler lors de la réunion du conseil municipal du 11 mars.

« Je sais que ce n’est pas politiquement correct de dire qu’il existe un stigmate attaché à ces personnes, mais c’est vrai. Il faut être honnête avec soi-même », a-t-il déclaré. « Je suis désolé que ce soit le cas, mais les gens ont investi beaucoup d'argent dans leur maison de rêve ou leur maison de retraite. »

Selon Brad Wheeler, des gens ne se seraient pas établis dans le quartier de The Creeks s'ils avaient été au courant du projet de construction du foyer collectif.

« Il y avait des réglementations architecturales et la plupart des gens ont emménagé ou y ont construit leur maison pour la vie. [...] Quand ils ont élaboré leurs plans, il n’a pas été question de foyers de groupe dans la région », a-t-il mentionné.

Opposition des résidents

Une lettre signée par les « résidents du quartier The Creeks » a été adressée au maire et aux conseillers municipaux pour signaler l'opposition de ces derniers au projet.

« Il est important de noter que de nombreux enfants et de jeunes familles souhaitent maintenir le caractère du quartier et ont des préoccupations en matière de sécurité », ont-ils indiqué dans la lettre.

Les opposants au foyer ont aussi évoqué une augmentation de la circulation dans le voisinage.

Un manque de place dans les foyers collectifs

Une dizaine de personnes ont soutenu le projet lors d’une marche mercredi.

Quatre femmes appuient le projet d'une maison destinée aux handicapées. Elles ont comme slogan:  Cultiver l'inclusion et mettre fin à la stigmatisation.

Une marche a été organisée en soutien au projet de maison pour handicapés dans un quartier de Weyburn.

Photo : CBC / Matthew Howard

La nouvelle résidence serait surveillée 24 heures sur 24 par la Weyburn Group Home Society, qui gère sept autres foyers collectifs dans la municipalité.

Selon l'une des gérantes, Niki Woycik, les foyers d'accueil ont atteint leur capacité maximale de 52 résidents. Elle précise que le groupe n'a jamais eu de plaintes de voisins concernant leurs foyers collectifs.

Ils ne devraient pas se voir refuser la possibilité de vivre dans un certain quartier de la ville simplement parce qu'ils sont handicapés.

Niki Woycik, directrice du groupe Weyburn

« Je pense que les gens doivent fréquenter les personnes handicapées. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Ils sont comme nous tous », affirme-t-elle.

Liste d’attente en hausse

Les personnes handicapées de Weyburn devront s'inscrire sur une liste d'attente pour habiter un foyer de groupe dans une autre communauté jusqu'à ce qu'un nouveau bâtiment puisse être construit, a par ailleurs expliqué Niki Woycik.

C'est assez triste.

Niki Woycik, gérante de foyers collectifs de la Weyburn Group Home Society

« Ils devraient être traités sur un pied d'égalité et ne devraient pas se voir refuser l'occasion de vivre dans un quartier de la ville simplement parce qu'ils sont handicapés », a déploré Mme Woycik.

D’après les informations d’Alicia Bridges, CBC

Immobilier

Société