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La ministre de l'Agriculture tente de rassurer les producteurs de canola

Marie-Claude Bibeau, devant un drapeau canadien.

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, était de passage à Winnipeg mercredi pour annoncer un investissement de 6,2 millions de dollars afin d’aider l’Institut international du Canada pour le grain (IICG) à élargir le marché pour le blé canadien.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Denis-Michel Thibeault
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La nouvelle ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a profité de son passage à Winnipeg, où est situé le siège social de Richardson International, pour rassurer les agriculteurs et leur dire qu'Ottawa travaillait à réintroduire le canola canadien sur le marché chinois.

« Bien que je ne sois en poste que depuis quelques jours, je peux dire qu’il s’agit d’une priorité », a dit Mme Bibeau, qui a affirmé avoir des discussions soutenues avec les différents organismes et ministères concernés afin de « suivre la situation de très près ».

Elle a réitéré son intention d’avoir une discussion s'appuyant sur la science.

« Ils [Le gouvernement chinois] nous disent qu’à travers leurs analyses ils ont découvert des irrégularités dans un chargement. Nous sommes retournés voir nos échantillons de départ et nous n’avons encore rien trouvé », a-t-elle ajouté.

Ses collègues aux Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et au Commerce international, Jim Carr, suivent aussi le dossier.

Marie-Claude Bibeau croit que le gouvernement sera en mesure de trouver un terrain d’entente.

« Par le passé, nous avons réussi à trouver des solutions », a-t-elle dit, faisant référence à des incidents semblables avec la Chine en 2016.

Parallèlement, Jim Carr a dit, mercredi, après-midi que la Chine n’avait pas encore fourni de preuve scientifique pour soutenir ses allégations.

Il a ajouté que, pour l’instant, il n’y avait aucune preuve qu’il s’agissait d’une forme de représailles du gouvernement chinois après l'arrestation de la directrice financière du géant des télécommunications Huawei, Meng Wanzhou.

La Saskatchewan veut qu’Ottawa en fasse plus

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire était de passage à Winnipeg mercredi pour annoncer un investissement de 6,2 millions de dollars afin d’aider l’Institut international du Canada pour le grain (IICG) à trouver d'autres marchés pour le blé canadien.

Avant de faire un arrêt à Winnipeg, la ministre est allée rencontrer des membres du secteur agricole à Vernon et à Kelowna, en Colombie-Britannique, ainsi qu'à Calgary, en Alberta.

Le fait qu’elle ne s'est pas arrêtée en Saskatchewan, en pleine crise du canola, en a contrarié plusieurs dans cette province qui a produit 11,2 millions de tonnes de canola en 2017.

L'organisation qui représente les communautés rurales de la Saskatchewan affirme qu'Ottawa devrait en faire plus pour régler ce différend commercial avec la Chine.

Ray Orb parle à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ray Orb relativise l'état de tensions dans les communautés rurales, mais il reconnait que certaines régions de la Saskatchewan peuvent accumuler davantage de tensions que d'autres régions.

Photo : Radio-Canada

La Chine achète environ 5 millions de tonnes de canola canadien par année. C'est le plus important importateur de semences de canola, avec environ 40 % du marché. Richardson International, établi à Winnipeg, a exporté environ 2 millions de tonnes vers la Chine l'année dernière.

Ray Orb, président de l'Association des municipalités rurales de la Saskatchewan, estime que la décision de la Chine a eu un effet négatif sur les prix et créé une incertitude sur les marchés.

« Le gouvernement fédéral devrait en faire l'une de ses priorités. Cela aura un impact considérable, non seulement sur l'Ouest canadien et la Saskatchewan, mais aussi sur l'économie canadienne en raison des emplois et des retombées qui en découlent », affirme-t-il.

Diversifié pour mieux amortir le coup

La productrice de canola saskatchewanaise Page Stewart ne croit pas que beaucoup de personnes comprennent à quel point le canola est important pour l’économie canadienne.

« Plusieurs fermes ont été construites autour de la culture du canola », affirme-t-elle.

Elle dit qu’à court terme l’arrêt des exportations en Chine aura des conséquences financières, mais qu’à long terme cela pourrait encourager les agriculteurs à mieux diversifier leurs récoltes.

Ce point de vue est partagé par un autre producteur saskatchewanais, Chris Procyk.

« Les marchés montent et descendent et c’est pourquoi nous tentons de diversifier nos cultures autant que possible, explique-t-il. Chaque fois qu’un marché se ferme, il y a assurément des effets financiers. »

Blaine Bartlett, un producteur de l’Alberta dont environ la moitié des champs contiennent du canola, demeure optimiste.

« À long terme, les choses vont revenir à la normale. L’industrie canadienne est sans reproche du point de vue des inspections », affirme-t-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

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