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Boeing 737 MAX: changements de plan pour les voyageurs albertains

Un empennage d'un appareil 737 de Boeing.

Les compagnies canadiennes disent qu'elles respecteront la décision du ministère des Transports et qu'elles laisseront leurs Boeing 737 MAX au sol.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Radio-Canada

Seize vols ont dû être annulés à Edmonton et à Calgary, après qu'Ottawa eut décrété une interdiction de vol pour les Boeing 737 MAX dans son espace aérien. Malgré les inconvénients, les passagers et les compagnies ont bien accueilli la décision.

Danielle Frampton aurait dû quitter Edmonton à bord d’un Boeing 737 MAX à 10 h 15. C’est pratiquement au même moment que le ministre des Transports a annoncé sa décision de clouer ces appareils au sol jusqu’à nouvel ordre.

« Mon vol a été annulé juste avant l’embarquement », raconte-t-elle.

La compagnie lui a trouvé une place sur un autre vol qui décollait quelques heures plus tard. Bien qu’elle ne soit pas ravie de ce retard, Danielle Frampton est d'accord avec la décision du gouvernement.

« Il vaut mieux prévenir que guérir », dit-elle.

La porte-parole de l’Aéroport international d’Edmonton, Tracy Bednard, a confirmé l’annulation de trois vols, le 13 mars. Deux d’entre eux devaient se rendre à Toronto, un troisième devait en arriver. Selon elle, environ 1 % de la clientèle de l’aéroport est touchée.

« Nous soutenons [cette décision]. La sécurité et la sûreté sont nos priorités absolues », dit-elle.

Treize vols ont dû être annulés à l’aéroport de Calgary.

Ryan Short et sa femme étaient déjà assis dans leur avion, prêts à décoller pour Palm Springs, quand le pilote est venu leur demander de descendre. « Cela doit être fait et nous n’avons pas de contrôle là-dessus », dit-il, tout en admettant que c’est un peu frustrant.

Un autre Boeing 737 MAX était dans les airs, entre Toronto et Calgary, quand la décision de Transport Canada est tombée. Michael McInerney a appris la nouvelle alors qu’il était à son bord. Même s’il prend souvent l’avion, il admet avoir été plus tendu qu’à l’habitude pendant la traversée des turbulences après le décollage.

« Et j’ai pris une photo quand nous avons atterri », ajoute-t-il.

Il estime, lui aussi, que la décision de Transport Canada est raisonnable.

Stevie McInerney parle à la caméra avec un sourire. Son mari la regarde. Ils sont à l'aéroport.

Michael McInerney et sa femme, Stevie, étaient déjà à bord d'un Boeing 737 MAX lorsque le ministre des Transports a décidé d'interdire à ce type d'avion de voler au Canada.

Photo : Radio-Canada

Matthew Jacobson, un autre passager de ce vol, n’a appris la décision qu’en descendant de l’avion.

« Ça donne un peu des frissons », admet-il.

1000 passagers de WestJet touchés

La compagnie aérienne WestJet, établie à Calgary, possède 13 Boeing 737 MAX. Quatre d’entre eux étaient dans les airs au moment de l’annonce de Transport Canada. Ils ont poursuivi leur trajet jusqu’à leur destination finale.

WestJet estime que 1000 de ses clients ont été touchés par l’interdiction de vol des Boeing 737 MAX au Canada et aux États-Unis aujourd’hui. Jusqu'ici, la moitié d'entre eux ont quand même pu trouver un autre vol dans la journée.

Les compagnies Sunwing et Air Canada, qui possèdent également des Boeing 737 MAX, sont aussi présentes en Alberta. Sunwing avait toutefois déjà immobilisé ses quatre appareils au sol de façon préventive.

« Nous finalisons notre horaire révisé en fonction de l’absence temporaire de nos avions MAX », a indiqué Sunwing dans un courriel.
Elle a précisé qu’aucun vol n’avait été annulé.

Le ministre des Transports, Marc Garneau, a décidé, mercredi matin, d’interdire à tous les Boeing 737 MAX 8 et Boeing 737 MAX 9 de voler au Canada, trois jours après un écrasement qui a fait 157 morts en Éthiopie. Un accident similaire était survenu avec le même type d’avion en octobre dernier.

Après la décision du Canada, les États-Unis ont suivi le pas dans les heures suivantes en imposant également une interdiction de vol des avions Boeing 737 MAX au sein de leur espace aérien.

Alberta

Industrie aéronautique