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3 ans et demi de prison de plus et de nouvelles accusations pour Paul Manafort

Paul Manafort à l'été 2018

Paul Manafort, l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, devra purger 43 mois de prison de plus.

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Radio-Canada

En plus d'être condamné à purger trois ans et demi de prison supplémentaires par un tribunal fédéral de Washington pour complot contre les États-Unis, mercredi, l'ex-directeur de la campagne de Donald Trump a de nouveau été inculpé, cette fois-ci par un tribunal de New York, pour fraude hypothécaire et complot.

La peine imposée par la juge fédérale Amy Berman Jackson vient s’ajouter à celle de quatre ans qu’avait prononcée la semaine dernière un magistrat fédéral de Virginie pour fraude fiscale et bancaire la semaine dernière.

La juge a ainsi condamné Paul Manafort à cinq ans de prison pour complot contre les États-Unis, dont deux années et demie seront purgées conjointement avec la peine qu'il a reçue jeudi dernier. S'ajoute une peine d'emprisonnement d'un an pour entrave à la justice et tentative de subornation de témoins en lien avec l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur une éventuelle collusion entre Moscou et l'équipe de Donald Trump.

L'ancien lobbyiste de 69 ans devra donc passer sept ans et demi à l'ombre.

La charge de conspiration contre les États-Unis regroupe des délits de blanchiment d’argent, fraude fiscale, défaut d’enregistrement d’un compte bancaire à l’étranger et défaut d’enregistrement du statut de lobbyiste pour des responsables politiques prorusses en Ukraine. Ces activités de lobbyisme lui avaient rapporté des dizaines de millions de dollars.

En septembre dernier, dans le cadre d’un accord négocié de culpabilité, Paul Manafort avait accepté de coopérer à « l’enquête russe », mais a contrevenu à cet accord en mentant au procureur spécial Mueller.

Estimant qu'il avait passé « une part importante de sa carrière à manipuler le système », la juge Jackson a mis en doute les remords de Paul Manafort et rejeté son appel à la clémence.

« Il est difficile d'estimer le nombre de mensonges, la quantité de fraudes et les montants d'argent impliqués », a-t-elle affirmé.

Arrivé au tribunal en fauteuil roulant, Paul Manafort a affirmé que ce procès lui avait « déjà tout pris ».

Se présentant comme l'aidant naturel de sa femme, il a réclamé l'indulgence de la cour. « S'il vous plaît, laissez ma femme et moi être ensemble », a-t-il plaidé.

Il a aussi présenté des excuses pour sa conduite, assurant que l'avenir serait « très différent ».

La semaine dernière, devant un juge qui s’était monté moins ferme au cours du procès, il n’avait pas exprimé de remords.

L'avocat de Paul Manafort, Kevin Downing, a déclaré que son client était « puni injustement » en raison de la « frénésie médiatique » engendrée par la nomination du procureur spécial Robert Mueller.

Donald Trump n'a pas exclu d'accorder une grâce présidentielle à son ancien directeur de campagne.

Un nouveau chapitre judiciaire sans possibilité de pardon

Le deuxième chapitre de sa saga judiciaire venait à peine de se clore qu'un troisième s'amorçait.

Une heure après le prononcé de la peine, un tribunal de New York inculpait Paul Manafort de 16 chefs d'accusation, dont fraude hypothécaire, falsification de documents comptables et complot pour des actes qui auraient été commis entre 2015 et 2017.

Selon l'acte d'accusation, l'ex-homme d'affaires est accusé d'avoir obtenu frauduleusement plusieurs millions de dollars de prêts.

Ces accusations étant portées par l'État de New York et non par le fédéral, Paul Manafort ne pourra pas être gracié par le président Trump s'il est reconnu coupable, contrairement aux deux autres dossiers pour lesquels il a été condamné.

Pour le seul chef de fraude hypothécaire, il est passible d'une peine de 25 ans de prison.

Avec des informations de l'Agence France-Presse, de l'Associated Press et du New York Times

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