•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le pilote d'Ethiopian Airlines aurait eu du mal à maîtriser son Boeing 737 MAX 8

Un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines sur le tarmac de la capitale, Addis-Abeba.

Un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian Airlines sur le tarmac de la capitale, Addis-Abeba.

Photo : Reuters / Amr Dalsh

Radio-Canada

Le pilote de l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est écrasé dimanche a signalé aux contrôleurs aériens qu'il avait des problèmes à maîtriser son appareil, selon le PDG de l'entreprise, qui a écouté les enregistrements des conversations entre son pilote et les contrôleurs aériens de la tour de contrôle.

Le pilote n’a par contre fait état d’aucun autre problème avec l’appareil ni d’un ennui externe – comme des impacts avec des oiseaux – dans ces enregistrements, toujours selon Tewolde Gebremariam.

M. Gebremariam a également indiqué que les boîtes noires – l’une contenant les enregistrements des données techniques en vol et l’autre les conversations dans le cockpit de l’appareil – seront envoyées en Europe pour y être analysées, puisque l’Éthiopie ne dispose pas des équipements nécessaires à leur lecture.

Les déclarations de M. Gebremariam surviennent trois jours après l’écrasement d'un de ses appareils qui a coûté la vie à 157 personnes, dimanche, quelques minutes après le décollage.

Un porte-parole du transporteur aérien éthiopien a indiqué que les secouristes n’ont été en mesure de récupérer aucun corps sur le site de l’écrasement parce que seulement des fragments de restes humains ont résisté à l’impact.

L’accident, qui est le deuxième concernant le nouveau modèle de Boeing, le 737 MAX, à survenir en moins de six mois, sème la panique dans le monde de l’aviation.

De nombreux pays, dont tous ceux de l’Union européenne, ont décidé d’interdire leur espace aérien à tous ces appareils jusqu’à ce que la conclusion des enquêtes garantisse la sécurité de ce type d’avion.

Un autre 737 MAX s'était écrasé au large de l'Indonésie en octobre dernier, faisant 189 morts. L'avion s'était abîmé en mer quelques minutes après son décollage.

Le patron d'Ethiopian Airlines a soutenu que les similarités entre les catastrophes aériennes de dimanche et d'octobre sont « significatives », tout en assurant que les pilotes qui étaient aux commandes de l'appareil avaient reçu une nouvelle formation spécifique au 737 MAX 8 à la suite du crash de Lion Air en Indonésie.

Similarités avec un crash survenu en Indonésie

Comme dans le cas de Lion Air, le crash du Boeing d'Ethiopian Airlines a eu lieu peu de temps après le décollage et les appareils ont connu des montées et des descentes irrégulières juste après le décollage.

Le crash d'octobre avait braqué l'attention sur les sondes d'angle d'attaque (AOA) reliées au système de stabilisation de l'avion (MCAS).

Un dysfonctionnement de ces outils peut mettre l'appareil en « piqué » au lieu de le cabrer, en raison d'une appréciation erronée que l'avion est en décrochage.

Selon une base de données anonyme de la NASA consultée par l'AFP, plusieurs pilotes américains avaient rapporté fin 2018 des incidents rencontrés aux commandes du 737 MAX 8.

Certains de ces incidents semblent impliquer le MCAS, dont un datant de novembre 2018 lors duquel un copilote décrit comment l'appareil s'est mis à piquer du nez après activation du pilotage automatique.

La décision de divers pays de clouer au sol les 737 MAX 8 n’aura pas d’impact sur le trafic aérien mondial puisque seul 370 appareils de cette famille sont en service pour une flotte mondiale comptant quelque 19 000 appareils de plus de 100 places.

Avec les informations de Reuters et de l'Agence France-Presse

Afrique

International