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Projet de création de 13 nouvelles aires protégées en Mauricie

Lacs et forêts d'un paysage aérien en Haute-Maurice
Paysage aérien en Haute-Maurice Photo: Radio-Canada / Josée Ducharme
Marilyn Marceau

Une quarantaine de personnes ont participé mardi soir à une séance d'information du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) au sujet de la création de 13 aires protégées en Mauricie.

Trente-sept personnes ont participé à la rencontre à Shawinigan et quatre, à la diffusion de la séance à La Tuque.

Des représentants du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ont expliqué que l'objectif, en créant des aires protégées, est d’assurer la protection de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles.

Les villégiateurs qui y ont des baux ou les gens qui ont l'habitude d'aller y pratiquer leurs loisirs ne devraient pas être importunés par la création des aires protégées.

C’est un statut légal flexible, qui va interdire les activités industrielles comme le développement minier et les activités forestières, mais qui permet la poursuite de presque toutes les autres activités existantes, notamment les activités récréotouristiques comme la chasse, pêche, piégeage, motoneige, etc., a expliqué le directeur des aires protégées au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Francis Bouchard.

Dix des treize aires protégées sont situées sur le territoire de l’agglomération de La Tuque, qui regroupe les territoires de la Ville de La Tuque, de la Municipalité de Lac-Édouard et de la municipalité de La Bostonnais.

Carte montrant les aires protégéesAgrandir l’imageCarte représentant les 13 aires proposées projetées en Mauricie Photo : Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BABE)

Les 13 aires protégées projetées sont issues de propositions régionales. Des élus régionaux, des représentants des communautés autochtones et de l’industrie forestière, par exemple, ont fait part de leur point de vue.

Une des personnes présentes à Shawinigan a demandé si le passage d’un gazoduc serait interdit sur ces territoires, ce à quoi le chargé de projet pour les réserves de biodiversité et aquatique en Mauricie, André Bouchard, a répondu que ce serait effectivement interdit, mais que l'entreprise pourrait potentiellement obtenir une exemption si elle n'a pas d'autre alternative.

Un représentant du Conseil de la nation atikamekw s'est aussi présenté au micro pour parler de l’aire projetée des Basses-Collines-du-Lac-Coucou. Il a demandé : Est-ce qu’un mécanisme est prévu pur faire des ponts [avec la communauté autochtone] pour que la nouvelle zone puisse refléter notre institution et notre culture?

Les représentants du ministère de l’Environnement on assuré vouloir coopérer avec les communautés locales, allant jusqu’à dire qu’une partie de la gestion pourrait être confiée à des membres des communautés, par exemple.

Le ministère souhaite que la gestion des aires protégées soit régionalisée et participative, de concert avec les communautés locales.

La parole aux citoyens

La prochaine étape pour la commission du BAPE responsable de ce dossier est de recueillir l’opinion et les suggestions du public.

Deux représentants du BAPE siègent à une table devant un écran.Michel Germain et Julie Forget, du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, ont présidé à la rencontre de mardi soir en Mauricie. Photo : Bureau d'audiences publiques sur l'environnement

Les citoyens peuvent envoyer un mémoire au BAPE avant le 11 avril. Ils peuvent aussi faire une présentation orale (en faisant part de leur intention avant le 27 mars) ou laisser des commentaires sur une plateforme de consultation numérique.

C’est la première fois que les citoyens pourront s’exprimer sur Internet dans le cadre d’audiences du BAPE. Il s’agit d’un projet pilote.

Vers une plus grande protection du territoire

La Mauricie compte 383 territoires qui sont des aires protégées, totalisant près de 3000 kilomètres carrés, soit 7,21 % de la superficie de la région. L’adoption des 13 nouvelles aires porterait à environ 9 % la superficie protégée.

Cette démarche de création d’aires protégées s’inscrit dans la volonté du gouvernement du Québec de répondre aux objectifs internationaux en matière de la protection du territoire.

Il s’est engagé à protéger, d’ici 2020, 17 % de son territoire en zone terrestre et en eau douce intérieure, dont 20 % du territoire du Plan Nord dont au moins 12 % de la forêt boréale au nord du 49e parallèle. Le Québec s’est également engagé à protéger 10 % de son territoire maritime, peut-on lire dans le document d’information pour la consultation du public fourni par le BAPE.

Réserve aquatique projetée :

  • de la Rivière-Croche

Réserves de biodiversité projetées :

  • de Grandes-Piles
  • de la Seigneurie-du-Triton
  • de la Vallée-Tousignant
  • des Basses-Collines-du-Lac-Coucou
  • des Basses-Collines-du-Lac-au-Sorcier
  • des Buttes-et-Basses-Collines-du-Lac-Najoua
  • des Îles-du-Réservoir-Gouin
  • du Brûlis-du-Lac-Oskélanéo
  • du Canyon-de-la-Rivière-aux-Rats
  • du Lac-Wayagamac
  • Judith-De Brésoles
  • Sikitakan Sipi

Mauricie et Centre du Québec

Industrie forestière