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Le froid pourrait avoir causé 13 décès cet hiver en Saskatchewan

Des arbres enneigés le long d'une route sous un ciel bleu.
Le nombre de cas d'engelures a augmenté en février à Saskatoon en raison du froid extrême (archives). Photo: Fournie par Gerald Pocha
Radio-Canada

Le bureau du coroner de la Saskatchewan enquête sur 13 morts survenues depuis le 1er novembre qui seraient attribuables à l'exposition au froid.

Le bureau du coroner a souligné que le nombre final pourrait changer, car les enquêtes sont toujours en cours.

Huit personnes sont mortes dans des régions rurales, et cinq, dans des zones urbaines. Selon des données préliminaires, qui pourraient exclure d'autres décès, 14 personnes seraient mortes de froid en 2017-2018, et 16, l’année précédente.

Drogue et alcool en cause

La consommation de drogue ou d’alcool a joué un rôle dans la majorité des cas depuis une dizaine d’années, soit depuis que la province compile des données.

D’ailleurs, le bureau du coroner attend les résultats de tests toxicologiques dans 8 des 13 cas de cette année. Dans les 5 autres cas, aucune trace d’alcool ou de drogue n’a été trouvée.

Essor des visites aux urgences de Saskatoon

L'Autorité de santé de la Saskatchewan mentionne que 18 Réginois se sont présentés aux urgences au mois de février pour soigner des blessures dues au froid, comme des engelures ou une hypothermie. Le nombre de visites est le même que l'année dernière au cours de la même période.

À Saskatoon, le nombre de visites est toutefois passé de 12, en février 2018, à 22, en février 2019.

Le médecin hygiéniste en chef adjoint de l'Autorité de santé, Johnmark Opondo, souligne l'importance des stratégies municipales de lutte contre le froid. Des stratégies auxquelles participent divers organismes sont ainsi en place à Saskatoon depuis 2012-2013, et à Regina depuis 2013-2014, pour garantir un endroit sûr où dormir durant les nuits froides.

Selon Johnmark Opondo, les blessures dues au froid, le mois dernier, pourraient s'expliquer par les températures inhabituelles pour la saison.

Porter une attention particulière

Les données du mois de février doivent être analysées en profondeur, selon le Dr Opondo, qui a discuté avec les partenaires du réseau de la santé. « Ils veulent vraiment savoir, par exemple, qui sont les 22 personnes qui ont subi une blessure liée aux conditions météorologiques et faire une analyse beaucoup plus rigoureuse », dit-il.

Il a précisé que les populations vulnérables couvrent les sans-abri, les toxicomanes et les personnes âgées.

« Ce n’est pas inhabituel de trouver quelqu’un avec un déambulateur ou une personne coincée à l’extérieur alors qu'elle essayait de rentrer chez elle après avoir fait ses courses », poursuit-il.

Johnmark Opondo encourage les voisins ou les proches à ouvrir l'oeil pour éviter des cas similaires.

L’assistante du directeur adjoint des Services de crises mobiles à Regina, Jan Thorson, considère que le public est toutefois plus sensibilisé à cette question. « Je pense que cela a beaucoup à voir avec les médias sociaux. Toutes les agences de la Ville publient des messages sur leur plateforme Facebook et Twitter », explique-t-elle.

« Nous avons récemment lancé un appel pour des vêtements d'hiver chauds, et nous avons eu une réponse très forte de la part de la communauté », ajoute Mme Thorson.

Selon elle, la stratégie à Regina a été une réussite parce que l’agence a été ouverte 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7.

D'après les informations de CBC

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