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Le Nouveau-Brunswick se prépare à la saison des inondations

Deux résidents en bateaux se promènent dans les rues inondées.
Des résidents de Darlings Island, au Nouveau-Brunswick, devaient se promener en canot lors des inondations printanières de 2018 dans le sud du Nouveau-Brunswick. Photo: Radio-Canada / Guy LeBLanc
Jean-Philippe Hughes

Le Nouveau-Brunswick connaît des précipitations au-dessus des normales saisonnières et des températures sous la moyenne cet hiver. Les caprices de Dame Nature au cours des prochaines semaines définiront le sort des riverains de la province.

La prévision des inondations est une science fragile, sujette aux plus infimes variations météorologiques. Le gouvernement poursuit son outil Surveillance des cours d’eau ce printemps, avec des prévisions cinq journées à l’avance.

Les accumulations de neige sont supérieures aux normales saisonnières cette année, principalement dans la Péninsule acadienne et au nord de Fredericton, dans le bassin hydrographique du fleuve Saint-Jean.

Mais les inondations dépendent de nombreux facteurs, signale le spécialiste des sciences de l’eau au ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux, Jasmin Boisvert. Malheureusement, seule Dame Nature connaît l’avenir.

Est-ce que les inondations vont être sévères cette année? Impossible de le savoir aussi longtemps à l’avance.

Jasmin Boisvert
Jasmin Boisvert s'adresse aux journalistes dans la salle de presse de la Place Chancery à Fredericton.Jasmin Boisvert, du ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick, dit qu'il y a plus de neige au sol dans le nord que d'habitude. Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Des températures similaires aux conditions présentes, soit 10°C de jour et un mercure sous le point de congélation la nuit, permettent aux glaces de fondre lentement et d’éviter les embâcles qui ont causé tant de dégâts l’an dernier.

Des inondations sont à prévoir si deux éléments s’alignent, prédit M. Jasmin. Un gros élément de précipitation ou une augmentation de température soudaine qui dure longtemps, 15 à 20°C pendant plusieurs jours de temps et ça ne gèle pas le soir.

Les accumulations de neige n’expliquent pas à elles seules les risques d’inondations. La région du fleuve Saint-Jean avait d’ailleurs connu des précipitations inférieures à la moyenne l’hiver dernier.

Des maisons inondées. Plusieurs résidents du sud-ouest du Nouveau-Brunswick ont subi d'importants dommages en raison des inondations. Photo : Radio-Canada / Nicolas Pelletier

Peu importe les montants de neige, il peut y avoir des inondations extrêmes ou pas d’inondation du tout, soutient M. Jasmin.

Quoi qu’il en soit, les résidents aux abords des rivières doivent demeurer aux aguets. Il y a toujours une raison de s’inquiéter, ça dépend vraiment de la météo au jour le jour, conclut-il.

Les leçons de 2018

La première phase de préparation commence dès maintenant aux yeux du directeur de l’Organisation des mesures d’urgence du Nouveau-Brunswick (OMUNB), Greg MacCallum. Il estime que la sécurité des familles et des communautés dépend en grande partie de leur niveau de préparation.

La principale leçon tirée c’est la préparation, juge Greg MacCallum. Préparer des réserves et des sacs de sable, et identifier les zones les plus vulnérables aux inondations, beaucoup de communautés ont fait ça.

Greg MacCallum, directeur de l'Organisation des mesures d'urgence au Nouveau-Brunswick.Greg MacCallum, directeur de l'Organisation des mesures d'urgence au Nouveau-Brunswick (OMUNB). Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

L’OMUNB a doublé le nombre de coordonnateurs de la gestion régionale des urgences, passant de 6 à 12. La province a aussi raffiné ses cartes hydrographiques.

Nous entendons souvent : “nous n’étions pas avisés suffisamment à l’avance”, relate Greg MacCallum. Il suggère aux riverains d’entamer leur préparation dès maintenant.

Il n’est pas trop tard, c’est le temps de prendre ces actions, martèle le directeur d'OMUNB. Dépendamment de Dame Nature, nous pouvons avoir un beau printemps ou des inondations.

Se préparer au pire et demeurer informé, telle est la recette pour passer un printemps au sec.

Avec les informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Conditions météorologiques