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Toujours aucune sage-femme en Abitibi-Témiscamingue

Une sage-femme aide une maman.

Une sage-femme aide une maman.

Photo : La Presse canadienne / Associated Press

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Cadre de référence pour le déploiement des services de sage-femme au Québec (Nouvelle fenêtre) élaboré en 2015 avec le ministère de la Santé du Québec prévoyait qu'en 2019, l'Abitibi-Témiscamingue aurait l'équivalent de quatre sages-femmes à temps plein en 2019. Cet objectif ne sera pas atteint et la région n'a encore aucune sage-femme sur son territoire.

On a un peu de retard dans les objectifs, reconnaît la présidente de l'Ordre des sages-femmes du Québec, Marie-Ève St-Laurent, invoquant notamment qu'il n'y a pas assez de sages-femmes en formation.

Actuellement, on retrouve 240 sages-femmes inscrites au tableau de l'Ordre. De nouvelles viendront gonfler les rangs avec les finissantes du baccalauréat à l'Université du Québec à Trois-Rivières et avec l'adaptation aux pratiques québécoises des sages-femmes formées à l'étranger.

Dans le document rédigé en 2015, des maisons de naissance devaient voir le jour dans toutes les régions du Québec, à l'exception de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, et ce, en raison d'un nombre insuffisant d'accouchements annuels pour justifier l'implantation d'une maison de naissance. Cela dit, la présidente de l'Ordre des sages-femmes n'est pas fermée à des pistes alternatives.

On pourrait peut-être penser à un projet de mini-maison de naissance. Parfois aussi, quand les services démarrent, les sages-femmes peuvent avoir leur bureau à domicile ou en centre hospitalier. On pourrait penser à une structure plus petite, nous ne sommes pas fermés à un développement très local avec un projet à saveur locale, souligne Mme St-Laurent.

Dans la région, le groupe Objectif sages-femmes Abibiti-Témiscamingue milite depuis 2014 pour l'obtention d'un service de sages-femmes. En septembre 2018, en pleine campagne électorale, le groupe avait ramené cette revendication de l'avant et fondait espoir sur une possible candidature pour un poste de chargée de projet sage-femme.

Contrer les ruptures de services

Depuis le 21 février, le service de natalité de l'hôpital de La Sarre est fermé. Les femmes de l'Abitibi-Ouest doivent se déplacer ailleurs sur le territoire pour accoucher et pour leurs suivis avant et après la naissance. La présidente de l'Ordre des sages-femmes estime que s'il y avait des praticiennes dans la région, elles pourraient certainement appuyer le réseau.

S'il y a des bris de services au niveau des accouchements en centre hospitalier, les sages-femmes peuvent faire du prénatal et du suivi postnatal, mais pour les accouchements, elles doivent être à une distance raisonnable d'un service de deuxième ligne, nuance-t-elle.

Toujours selon l'Ordre, le déploiement de sages-femmes au Québec est une manière d'assurer des services de natalité.

Les sages-femmes sont des partenaires essentielles pour le développement des services en région et pour assurer le maintien des services de natalité. Par contre, les sages-femmes s'occupent de la première ligne et il faut toujours un médecin en cas de complication ou si les choses vont un peu moins bien, ajoute-t-elle encore.

Trois sages-femmes à Chisasibi

Dans la communauté de Chisasibi, dans le Nord-du-Québec, trois sages-femmes sont en poste. Membres de l'Ordre, trois femmes ont décidé d'aller exercer leur pratique à la Baie-James.

Le projet a été développé par et pour la communauté crie. Éventuellement, on serait très intéressé à ce que des sages-femmes de la communauté crie soient formées aussi, mentionne Marie-Ève St-Laurent.

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