•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les producteurs laitiers veulent aider davantage la relève

Une vache dans un champ avec son museau en avant-plan.

Les producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent veulent améliorer l'accès à la ferme pour les agriculteurs de la relève. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Julie Tremblay

Les producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent souhaitent améliorer l'accès à la ferme pour les agriculteurs de la relève.

Lors de leur assemblée générale annuelle, mardi, à Rimouski, les producteurs ont affirmé qu'ils souhaitent faire passer de 35 à 40 ans l'âge maximal pour accéder au programme d'aide à la relève en production laitière.

Le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile, explique qu'il aimerait également que les jeunes agriculteurs puissent bénéficier du programme même s'ils ne détiennent pas 50 % des parts de la ferme qu'ils souhaitent acquérir.

Pour pouvoir accéder au programme, il faut détenir 50 %. On essaie de descendre à 30 %. Avec les fermes qui sont de plus en plus grosses, c'est de moins en moins évident de rentrer une jeune relève.

Gabriel Belzile, président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent
Le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel BelzileAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Au moins 68 fermes ont fermé leurs portes au Bas-Saint-Laurent depuis 2013, selon l'Institut de la statistique du Québec. La quantité de lait produite, elle, continue de croître.

Ça devient normal d'augmenter, vu les technologies qui arrivent sur les fermes. Il faut produire un peu plus tout le temps pour réussir à arriver. [...] C'est un choix de société, si on veut augmenter le nombre de fermes et [les] garder moins grandes, il va falloir payer son lait plus cher, précise Gabriel Belzile.

Des compensations attendues dans le budget fédéral

La nouvelle entente qui remplacera l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) pourrait aussi avoir un impact sur le nombre de fermes laitières dans la province et au pays.

Les producteurs de lait estiment que les pertes engendrées par cet accord s'élèvent à 250 millions de dollars. Ils attendent avec impatience de connaître les mesures qui seront mises en place par Ottawa pour compenser ces pertes.

Ils souhaitent obtenir de l'aide concrète dans le budget fédéral, qui sera déposé le 19 mars.

Est-ce que finalement le gouvernement Trudeau va compenser les producteurs d'une manière juste? Toutes nos attentions sont sur ce dossier-là.

Daniel Gobeil, premier vice-président des Producteurs de lait du Québec
Salle avec gens assisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plus de 70 personnes ont participé à l'assemblée générale des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, mardi, à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Le programme d'indemnisation mis en place après l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne a soulevé de nombreuses critiques et n'a pas permis de compenser tous les producteurs, déplore Gabriel Belzile. La première phase a été "premier arrivé premier servi", et la deuxième phase a été par tirage au sort, dit-il.

On s'attend à ce que toutes les fermes soient compensées, pas seulement celles qui ont des investissements à faire, ajoute Daniel Gobeil, qui croit qu'Ottawa doit mieux faire ses devoirs cette fois.

Bas-Saint-Laurent

Agriculture