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Départ de Catherine Fournier : indignation dans les rangs péquistes

Départ de Catherine Fournier
Laurie Dufresne

C'est la surprise générale dans les rangs du Parti québécois, à la suite de la décision de Catherine Fournier de quitter la formation.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, affirme qu’aucun membre du caucus péquiste ne se doutait de ses intentions.

Par ailleurs, il n’est pas convaincu qu’elle ait la légitimité de siéger comme souverainiste indépendante, alors qu’elle a été élue comme péquiste dans la circonscription de Marie-Victorin.

Dans Marie-Victorin, ils [les électeurs] ont choisi depuis 1976 - sauf une année - des députés du Parti québécois. Alors, pourquoi ils seraient représentés par une députée indépendante?

Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois

Elle a choisi d’être candidate. Elle n’a pas choisi d’être candidate indépendante. Et une fois élue, elle se sert de son siège pour devenir indépendante. Y’a une question de légitimité qui se pose, affirme le député de Matane-Matapédia.

Assis à une table et oreillette à l'oreille, Pascal Bérubé répond aux questions d'un journaliste.Le chef intérimaire du Parti québécois Pascal Bérubé Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le député de Rimouski, Harold Lebel, se dit également surpris de la décision, d’autant plus que Catherine Fournier se montrait intéressée par la refonte du parti.

Elle a participé à un plan d'action pour revoir les bases [du parti]. Elle était là dans ces discussions-là, souligne Harold Lebel.

On est surpris de voir que le parti n'est pas, pour elle, la tribune pour faire avancer ses idées et qu'elle aime mieux faire ça à l'extérieur.

Harold Lebel, député de Rimouski
Le député Harold Lebel regarde directement dans l'objectif pour répondre aux questions d'une journaliste.Le député de Rimouski Harold Lebel Photo : Radio-Canada

Consternation aussi chez le député de René-Lévesque et leader parlementaire du Parti québécois, Martin Ouellet.

Il n'y a rien qui a changé du 1er octobre à aujourd'hui, il n'y a pas eu d'éléments précurseurs, il n'y a pas eu d'hécatombe. Le leadership de Pascal Bérubé est supporté par tous les membres du Parti québécois, mentionne-t-il.

La députée de Duplessis, Lorraine Richard, ne met pas de gant blanc : Je suis très déçue de Catherine. J'aurais cru que Catherine était plus battante que cela, dit-elle.

Moi je pense que, réellement, ce que Catherine veut faire, c'est vraiment [de] nuire au Parti québécois et peut-être récolter ce qui va rester du Parti québécois.

Lorraine Richard, députée de Duplessis

Réactions au Bloc québécois

De passage dans l’Est-du-Québec, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, refuse de condamner la décision de la députée.

Chaque membre, chaque acteur du mouvement souverainiste doit, à son heure, faire sa réflexion. Et ça leur appartient.

Yves François Blanchet, chef du Bloc Québécois

Yves-François Blanchet croit que cette division au sein des troupes péquistes n'aura pas de conséquences sur les élections fédérales de l’automne.

Bas-Saint-Laurent

Politique provinciale