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Non, vous n’aurez pas besoin d’un visa pour aller en Europe

Trois drapeaux de l'Union européenne devant le Parlement européen

À compter de 2021, les Canadiens auront besoin d'une autorisation de voyage électronique pour se rendre dans certains pays de l'Union européenne.

Photo : iStock

Bouchra Ouatik

À compter de 2021, les Canadiens devront effectuer une étape supplémentaire avant de se rendre dans certains pays de l'Union européenne (UE). Mais contrairement à ce qui a été rapporté par plusieurs médias, il ne s'agit pas d'une exigence de visa.

Pour l’instant, les Canadiens peuvent se rendre dans l’espace Schengen – qui regroupe 22 pays de l’UE et 4 membres associés mais non-membres de l'UE (Islande, Suisse, Norvège et Liechtenstein) – sans avoir besoin d’obtenir de visa, pourvu que leur séjour dure moins de 90 jours.

Cependant, l’UE a décidé d’instaurer une exigence supplémentaire (Nouvelle fenêtre) pour les visiteurs en provenance de 60 pays exemptés de visa, dont le Canada, à compter du 1er janvier 2021. Les voyageurs de ces pays devront au préalable se munir d'une autorisation dans le cadre du système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ou ETIAS pour « European Travel Information and Authorisation System » en anglais).

L’UE dit vouloir, avec cette mesure, « renforcer les contrôles de sécurité portant sur les personnes qui se rendent sans visa dans l’UE ».

Pas un visa

Sur son site officiel, l’UE explique que l’ETIAS « sera un système informatique automatisé ». Cela signifie que les voyageurs effectueront leur demande en ligne, en payant des frais de 7 euros, et obtiendront « dans plus de 95 % des cas une réponse positive en quelques minutes ». La demande sera traitée automatiquement après une recherche dans une base de données. Dans 5 % des cas, selon l’UE, la demande pourra nécessiter une vérification manuelle, ce qui allongera les délais.

L’UE spécifie sur son site que « l’autorisation de voyage ETIAS n’est pas un visa ». En effet, cette formalité, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme d’exemption de visa, diffère de ce dernier en plusieurs points.

La réponse sera généralement obtenue en quelques minutes, alors que pour un visa cela peut prendre de 15 à 30 jours. Également, le voyageur effectuera le processus en ligne, sans devoir remettre son passeport à un consulat ou à une ambassade, comme c’est le cas pour les demandes de visa.

Finalement, le coût est beaucoup moins élevé que le coût d’un visa Schengen, requis pour certains pays, qui s’élève à 60 euros pour les adultes. L’autorisation sera valable pour une période de trois ans et permettra un nombre illimité d’entrées dans l’espace Schengen.

Pays de l’espace Schengen

Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse.

Semblable à l’AVE exigée par le Canada

Cette nouvelle démarche pour les voyageurs canadiens est semblable à l’autorisation de voyage électronique (AVE) (Nouvelle fenêtre) que le Canada exige des ressortissants dispensés de l’obligation de visas. À l’heure actuelle, les résidents de l’Union européenne doivent tous obtenir une AVE lorsqu’ils arrivent au Canada par avion.

Tout comme l’autorisation ETIAS, la demande d’AVE s’effectue en ligne en quelques minutes et coûte 7 $ CA.

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