•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À la recherche de Jody et Nicole Blais : les chances de survie diminuent, selon l’armée

Un homme observe une forêt de haut, à bord d'un avion.
Plusieurs aéronefs CC-130 Hercules sillonnent les lieux entre Timmins et Fauquier à la recherche du couple porté disparu. Photo: Recherche et sauvetage des Forces armées canadiennes / Zebulon Salmaniw
Radio-Canada

Malgré la poursuite des recherches, l'armée canadienne estime que plus le temps passe, moins le couple a de chances de s'en sortir indemne.

On est bien sûr dans la huitième journée. Le couple est perdu depuis au moins lundi dernier. Alors on sait qu’avec les conditions météorologiques qu’on a eues, les chances de les retrouver en vie sont un peu plus faibles, mais on continue les recherches et l’on travaille main dans la main, a dit Christian Labbé, l’officier de maintenance en recherche et sauvetage de l’armée canadienne, lors d’un bref point de presse lundi midi à Timmins, .

Certains déplorent les retards causés par le manque de coordination.

Un hélicoptère de sauvetage posé sur la neige. Les efforts de sauvetage se cordonnent après que des membres de la communauté dénoncent des lacunes de communication. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

J’étais rendu vraiment frustré à la fin, raconte Gilbert Mondoux, un ami du couple qui s’est joint aux bénévoles participant à l'effort de sauvetage.

Selon lui, le manque de coordination et de partage de l’information a entravé les efforts de recherche des bénévoles.

Samedi matin, on avait une grosse équipe de bénévoles pour le week-end avec du monde d’un peu partout du Nord de l’Ontario, se souvient-il. On nous envoie à la dernière position connue [de Jody et Nicole Blais], mais lorsqu’on revient, on nous dit qu’on nous a envoyés à la mauvaise position. Ils étaient 20 km plus loin.

Ça décourage beaucoup les bénévoles.

Gilbert Mondoux, ami du couple et secouriste bénévole
Un carte marque un lieu non loin de la forêt Norther Claybelt  Le dernier signal du téléphone du couple provenait des coordonnées 48°40'49"N, 81°48'75"O. Photo : Google Maps

Mécontent, M. Mondoux s’est tourné vers les médias sociaux pour dénoncer ces lacunes.

Mon compte Facebook est devenu viral, et le monde a commencé à appeler les ministres, ça a réveillé le monde, dit-il.

Après avoir vu les publications de M. Mondoux, la mairesse de Val Rita-Harty, Johanne Baril, a appelé le ministère des Richesses naturelles et des Forêts.

Hier matin (dimanche), j’ai vu que Gilbert avait mis sur Facebook une photo d’un véhicule aérien du ministère des Richesses naturelles qui était en train de faire des vérifications routinières des permis de pêche sur les lacs régionaux, raconte-t-elle.

J’ai trouvé ça vraiment désolant de voir qu’un véhicule était utilisé pour ça au lieu d’aider avec les recherches.

Johanne Baril, mairesse de Val Rita-Harty
Des personnes entourent une carte géographique sur une table. À Fauquier, de nombreux bénévoles planifient leur prochain parcours. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

La recherche se coordonne

Hier [dimanche], Doug Ford nous a appelés, raconte M. Mondoux. Après son appel, tout le monde est arrivé : les policiers, les gardes-chasse, le ministère des Richesses naturelles, l’armée, etc. Il y a une équipe de la GRC qui s’en vient aussi.

Ce regain de coopération a permis aux équipes de recherche de se réorganiser en deux quartiers généraux.

Alors que les recherches aériennes s'effectuent toujours à partir de Timmins, l’équipe de motoneigistes est maintenant installée à Fauquier.

Un homme dont la main est accotée sur une carte géographique.Claude Boivin montre sur une carte où se concentrent les recherches depuis le quartier général établi à Fauquier. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Le dernier signal du téléphone de Jody était environ à une trentaine ou quarantaine de kilomètres de Timmins, mais ils ne se sont jamais rendus à la tour dans les environs de Fauquier, explique M. Mondoux. Les chances sont qu’ils soient entre la tour de Timmins et la tour de Fauquier.

Notre équipe travaille de façon très déterminée avec la Police provinciale de l’Ontrario et la recherche aérienne civile du Canada, dit M. Labbé.

Des camions de la Police provinciale de l'Ontario.Les secouristes bénévoles travaillent désormais de plus près avec la Police provinciale de l'Ontario. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Les deux équipes retracent donc le trajet de l’hélicoptère disparu à partir de leur quartier général respectif : les équipes aériennes partent de Timmins en direction de Fauquier, alors que les équipes sur le terrain font le trajet inverse.

C’est plate que ça ait pris du temps [pour recevoir l’information], se désole M. Mondoux, mais c’est difficile de mettre tout ce monde-là en place.

Des gens transportent des bidons d’essence. Grâce à des cartes d’essence données par des commerces et résidents de la région, des bidons ont pu être achetés pour les motoneigistes. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Mme Baril croit qu’il faut repenser le modèle de coopération entre la province et les différents organismes de la région.

On se fie énormément sur le déploiement des ressources des forces armées canadiennes dans des situations d’urgence comme ça, affirme-t-elle. Mais ils arrivent dans un milieu qui ne leur est pas familier et ils n’ont pas une liste des atouts régionaux pour soutenir les démarches.

Accidents et catastrophes

Justice et faits divers