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  • Archives
  • Il y a 60 ans, la Chine réprimait le soulèvement au Tibet

    Images datant de 1959 montrant le dalaï-Lama bénissant un fidèle...

    En 1959, le Tibet se soulevait contre l'occupation chinoise.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    En mars 1959, les Tibétains se soulevaient contre l'envahisseur chinois. Cette révolte, comme le rappellent nos archives, a été durement écrasée par Pékin et a provoqué l'exil du dalaï-lama, le chef spirituel et politique du pays.

    Un peuple rayé de la carte

    En mars 1959, les Tibétains se révoltèrent contre les Chinois qui occupaient leur pays depuis neuf ans.

    Myra Cree

    Voilà neuf ans que la République populaire de Chine dirigée par le communiste Mao Tsé-Toung occupe le Tibet. En cette fin d’hiver, le monde apprend que le Tibet s’est révolté contre l’envahisseur chinois.

    Caméra 59, 29 mars 1959

    Caméra 59 présente, le 29 mars 1959, un reportage que commente Jacques Fauteux sur le soulèvement tibétain.

    Si les images ne montrent pas le soulèvement en tant que tel, elles révèlent en revanche le Tibet tel qu’il était en 1959.

    Le reportage nous dévoile aussi les traits d’un dalaï-lama jeune rencontrant ses fidèles dans son exil en Inde.

    Mais que s’est-il passé pour que les Tibétains se soulèvent ainsi?

    En octobre 1950, la République populaire de Chine envahit le Tibet. En mai 1951, les autorités tibétaines ont dû reconnaître, pour la toute première fois de leur histoire, la souveraineté chinoise sur le Tibet.

    Le sentiment nationalisme couve cependant au sein du clergé, de la noblesse et de la population tibétaine. Des milices tibétaines opposées à Pékin combattent dans une partie du territoire tibétain dès 1956.

    Spectacle ou complot?

    L’étincelle qui met le feu aux poudres du soulèvement a été une représentation théâtrale qui devait avoir lieu le 10 mars 1959 dans le quartier général militaire chinois.

    Les versions chinoise et tibétaine divergent sur ce qui s’est alors passé.

    Pékin affirme que le dalaï-lama, le leader spirituel et politique du Tibet, avait volontairement décidé d’assister à l’événement.

    Mais les nationalistes tibétains croient que cette invitation au théâtre était en fait un complot.

    Les Chinois voulaient enlever leur chef suprême pour l'amener à Pékin. Dans cette ville, on aurait forcé le dalaï-lama à reconnaître une fois pour toutes la tutelle chinoise sur le Tibet.

    Quoi qu’il en soit, des milliers de Tibétains se sont rués vers le palais du dalaï-lama pour l’empêcher d’aller assister à la représentation théâtrale dans le quartier général chinois.

    Deux jours plus tard, des milliers de femmes se sont réunies à la résidence principale du dalaï-lama, le palais de Potala, pour réclamer l’indépendance du pays.

    Les tensions sont telles que le 17 mars 1959, le dalaï-lama fuit le Tibet pour se réfugier en Inde.

    Second regard, 25 octobre 1981

    La réaction chinoise aux revendications d’indépendance du Tibet est brutale. C'est ce que raconte l’animatrice Myra Cree dans une mise en contexte précédant un reportage présenté à Second regard diffusé le 25 octobre 1981.

    Des milliers de soldats tibétains sont tués. Alors que des dizaines de milliers de civils meurent dans l’écrasement de la rébellion, plusieurs milliers de Tibétains suivent le dalaï-lama dans son exil en Inde.

    Depuis 60 ans, le gouvernement tibétain et son leader suprême vivent dans la ville de Dharamsala située dans le nord de l’Inde. Il n’y a pas de signes annonçant que la Chine autorise leur retour au Tibet.

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