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Le théâtre, comme si vous y étiez

Série de fauteuils en velours rouge

Des fauteuils d'une salle de spectacle

Photo : iStock

Radio-Canada

Le 27 mars est la Journée mondiale du théâtre. Bien sûr, l'art dramatique est fait pour être vécu; ce moment magique où la scène et la salle se rencontrent est unique. Cependant, la lecture de pièces de théâtre est aussi fascinante. On peut s'attarder aux répliques, rêver d'interpréter un personnage, prendre plaisir à lire le texte à voix haute et choisir la longueur des silences...

Cette sélection de pièces de théâtre est présentée en collaboration avec Les libraires (Nouvelle fenêtre)

Nyotaimori (Nouvelle fenêtre)
Sarah Berthiaume (Ta Mère)

La couverture de <i>Nyotaimori</i> de Sarah Berthiaume présente une série illustrations en noir et blanc sur fond gris pâle qui se transforment peu à peu pour représenter différentes choses (un visage, une silhouette, une voiture, un fantôme, une vague, une radio).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture de Nyotaimori de Sarah Berthiaume

Photo : Les Éditions de Ta Mère

« Sarah Berthiaume nous offre avec Nyotaimori un texte puissant qui, par sa force poétique et sa tendance surréaliste, réussit à libérer l’emprise que le quotidien peut avoir sur chacun d’entre nous. La pièce place rapidement une journaliste dans une situation fort compromettante : Maude accède à une sorte d’interdit, à des informations dérangeantes qui la font se questionner sur son identité. Le lecteur se voit ainsi proposer des réflexions autour du bonheur, du féminisme, du travail et de ce qui nous rend humains. Son destin est lié à des personnages éloignés d’elle, au Japon et en Inde, qui s’immiscent dans sa vie. Les frontières s’effritent donc pour que la pensée du lecteur puisse se déployer pleinement. »
Mathieu Lachance, librairie Le Fureteur (Saint-Lambert)

Smith & Wesson (Nouvelle fenêtre)
Alessandro Baricco, trad. Lise Caillat (Gallimard)

La couverture de <i>Smith & Wesson</i> d'Alessandro Baricco présente une photo en noir et blanc ancienne de deux hommes coiffés d'un chapeauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture de Smith & Wesson d'Alessandro Baricco

Photo : Gallimard

« Rassemblons aux chutes Niagara un escroc ingénieux, un pêcheur de cadavres et une jeune journaliste jouant sa vie pour un moment de gloire, et nous voilà engagés dans une histoire rocambolesque! L’auteur nous dirige habilement vers un événement historique réel : la descente des chutes en tonneau, romancée à la sauce humoristique de Smith et Wesson. N’ayant rien en commun avec l’entreprise d’armes à feu, les deux protagonistes, dont les prénoms sont Tom et Jerry, ne cessent de se relancer dans ce projet hors du commun. Le texte présenté sous forme de pièce de théâtre provoque un rythme accentué et loufoque des événements. Rafraîchissant! »
Lise Chiasson, librairie Côte-Nord (Sept-Îles)

Le brasier (Nouvelle fenêtre)
David Paquet (Leméac)

La couverture du livre <i>Le brasier</i> de David Paquet, sur fond orangeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture du livre Le brasier de David Paquet

Photo : Leméac

« Le brasier, à travers trois tableaux déjantés, explore les différentes formes que peuvent prendre la solitude, l’amour et le désir. D’une malédiction proférée par un nourrisson naîtra une réflexion sur la filiation et la permanence du mal. Évidemment, rien n’est jamais dit aussi clairement. C’est tout le plaisir des textes de Paquet, qui nous permettent de nous triturer le crâne avec des analyses incertaines ou farfelues qui partent d’objets d’étude aussi délirants qu’un bébé psychopathe, un amour qui pousse à mettre l’être cher en cage (littéralement) et l’assassinat involontaire d’une tarentule par une femme aussi indigeste qu’aimante. La splendeur des mésadaptés rencontre ici l’attrait indicible que revêt la perversion. »
Thomas Dupont-Buist, librairie Gallimard (Montréal)

Saint-André-de-l'Épouvante (Nouvelle fenêtre)
Samuel Archibald (Le Quartanier)

Montage de la couverture de <i>Saint-André-de-l'Épouvante</i> de Samuel Archibald, sur fond orangeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture de Saint-André-de-l'Épouvante de Samuel Archibald

Photo : Le Quartanier

« Il y avait longtemps qu’un livre m’avait transporté autant. Une petite taverne. Cinq personnes s’y rejoignent lorsque éclate un orage. C’est ainsi que sont réunis les personnages de ce huis clos campé dans le Lac-Saint-Jean natal de l’auteur. Les prisonniers de la pluie torrentielle passent le temps en se contant des histoires de peur. C’est d’ailleurs la force d’Archibald; il nous fait renouer avec des histoires oubliées, des faits divers parfois, qui deviennent dans ce cas-ci une pièce assez narrative, mais tout de même terrifiante. Peu à peu s’installe une atmosphère noire dans la taverne et les personnages se révèlent plus complexes qu’à première vue. C’est sans doute la force de cette pièce : le noir se détache par couches pour en révéler une autre, teinte encore plus foncée… »
Victor Caron-Veilleux, librairie Livres en tête (Montmagny)

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