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Faillite du Rockfest : Alex Martel soutient avoir « tout perdu »

Un homme coiffé d'un chapeau noir regarde une caméra devant un mur de graffitis.

Alex Martel se prononce au sujet de la faillite d'Outaouais Rock dans une vidéo adressée aux festivaliers du Montebello Rock.

Photo : Facebook / Montebello Rock

Valérie Lessard

Alex Martel soutient avoir vu « le rêve d'une vie [s'écrouler] du jour au lendemain » avec la faillite d'Outaouais Rock. Dans une vidéo adressée aux festivaliers de l'ancien Rockfest de Montebello, le fondateur de l'événement trouve également « dommage » que le gouvernement du Québec ait décidé de « ne pas soutenir financièrement » son nouveau rendez-vous, Montebello Rock, qui doit avoir lieu en juin prochain.

Précisant que la faillite est à ses yeux une vieille nouvelle, Alex Martel dénonce beaucoup d'erreurs dans la liste des sommes dues aux créanciers non garantis établie par la firme KPMG après la faillite de décembre dernier.

Il mentionne notamment les montants qu'il qualifie de gonflés, et qui n'ont pas été versés à certains groupes américains, dont Lamb of God (quelque 235 000 $) ou encore Weezer (près de 227 000 $).

Faisant valoir qu'il a toujours été très généreux dans [s]es offres et qu'il a toujours respecté [s]es ententes, Alex Martel précise avoir tout fait pour éviter d'en arriver à ne pas payer entièrement certains artistes ayant pris part au festival de 2018.

Quand j'ai appris que c'est ça qui allait se passer, malgré les efforts pour l'éviter, ça a vraiment été le pire moment de ma vie.

Alex Martel, fondateur de l'ancien Rockfest

Il ajoute du même souffle que tout le personnel a, quant à lui, été payé.

Dans cette vidéo, Alex Martel soutient avoir pour sa part tout perdu dans cette histoire-là.

Il affirme que, dans son cas, Outaouais Rock lui doit au-dessus de 200 000 $. Dans la liste des créanciers non garantis datant du 21 décembre dernier dont Radio-Canada a obtenu copie, ce sont plutôt 8744,69 $ qui sont associés à son nom personnel.

M. Martel a toutefois soumis à la firme de syndic KPMG, en début d'année, un formulaire de réclamation non garantie s'élevant à 208 132 $, somme pour laquelle il ne revendique aucun droit à un rang prioritaire, stipule le document signé à Montebello le 9 janvier dernier, et qu'il nous a fait parvenir lundi.

Dans le message d'un peu plus de quatre minutes mis en ligne dimanche soir, Alex Martel répète aussi qu'il n'avait plus le contrôle du Rockfest, rappelant qu'il était minoritaire au conseil d'administration d'Outaouais Rock, formé de six, parfois sept personnes.

Ce n'était plus mon festival.

Alex Martel, fondateur de l'ancien Rockfest

Pas de subventions pour trois ans

Par ailleurs, M. Martel se dit déçu que le gouvernement québécois n'entende pas soutenir financièrement son nouveau festival, prévu à Montebello les 14 et 15 juin.

Mais je comprends, et j'espère que les discussions pourront continuer pour l'avenir, mentionne-t-il.

Alex Martel conserve la confiance du ministre responsable de l'Outaouais Mathieu Lacombe. Bien que ce soit le rôle du gouvernement d'accompagner les festivals et de leur donner la chance de se redresser, le ministre Lacombe confirme néanmoins qu'un éventuel investissement dans Montebello Rock n'est pas pour demain.

Dans le cas du Rockfest, on a atteint un point avec la faillite où ce n'est plus possible pour le gouvernement d'investir avant de se donner un certain délai et avant que l'événement ne respecte certaines exigences.

Mathieu Lacombe, ministre responsable de l'Outaouais

Les critères à respecter pour recevoir du financement de Québec sont clairs. En plus d'exiger un plan de redressement solide et la démonstration d'une viabilité financière, le gouvernement est tenu d'attendre trois ans avant d'octroyer une subvention à un événement s'étant retrouvé dans une situation comme celle du Rockfest.

Depuis 2011, Tourisme Québec a injecté 1,4 million de dollars dans l'organisation du festival, dont 506 000 $ en 2017 et en 2018. Dans sa vidéo, Alex Martel fait valoir que le Rockfest a reçu en huit ans l'équivalent de ce qu'un festival de Montréal reçoit en un an.

Malgré nos demandes d'entrevue répétées, Alex Martel n'était pas disponible pour répondre autrement que par courriel aux questions de Radio-Canada.

Ottawa-Gatineau

Musique rock