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L’action de Boeing malmenée après l’écrasement d’un 737 MAX 8 en Éthiopie

Un avion atterrit.

Un Boeing 737 MAX 8 lors du premier essai en vol, à Seattle aux États-Unis.

Photo : Getty Images / Stephen Brashear

Reuters

L'action de Boeing a chuté de 5,36 % lundi à Wall Street après la décision de plusieurs compagnies aériennes de suspendre l'exploitation de leur flotte de B737 MAX 8 au lendemain de l'écrasement d'un autre de ces appareils.

Le titre du géant américain de l'aéronautique avait démarré la séance en baisse de plus de 13,5 % et s'était ainsi établi à 388,70 $ US à 10 h 40 HAE après avoir atteint son plus bas niveau à 365,56 $ US, accusant la seule baisse marquée des 30 valeurs de l'indice Dow Jones, alors pratiquement inchangé.

Après avoir réagi violemment à l'accident dès l'ouverture, l'action de Boeing a réduit ses pertes en cours de séance et s'est finalement établie à 399,90 $ US.

L'action de Boeing enregistre ainsi sa plus lourde perte au cours d’une séance depuis janvier 2016. Elle venait tout juste d’atteindre, le 1er mars dernier, un sommet record de 445,95 $ US l’action après avoir triplé sa valeur en un peu plus de trois ans.

Dimanche, un avion d'Ethiopian Airlines assurant la liaison entre Addis-Abeba et Nairobi s'est écrasé, tuant les 157 personnes à bord, dont 18 Canadiens, 9 Français et de nombreux autres Occidentaux.

Cet écrasement survient après celui du Boeing 737 MAX 8 de la compagnie asiatique Lion Air qui a fait 189 morts le 29 octobre dernier. L'action de Boeing avait cédé 12 % au cours des semaines qui ont suivi l'accident de Lion Air en octobre, mais elle avait ensuite effacé la totalité de ses pertes.

À la suite de ce nouvel accident, Ethiopian Airlines a immobilisé toute sa flotte de Boeing 737 MAX 8 jusqu'à nouvel ordre. La Chine et l'Indonésie ont aussi ordonné lundi aux compagnies aériennes de leur pays de suspendre les vols effectués avec cet appareil.

« Nous anticipons une volatilité accrue sur le titre de Boeing », a prévenu lundi Rajeev Lalwani, analyste chez Morgan Stanley. « Le pire des scénarios serait le maintien au sol de la flotte et le besoin des mesures correctives qui perturberaient la rentabilité à court terme », a-t-il indiqué.

Boeing a indiqué lundi que l'enquête sur l’écrasement du vol d'Ethiopian Airlines entre Addis-Abeba et Nairobi en était à ses débuts et qu'il n'y avait pas besoin, pour l'instant, d'émettre de nouvelles recommandations aux compagnies utilisant des Boeing 737 MAX 8.

Action d’Air Canada surveillée

Les investisseurs suivront aussi les actions de certains des plus gros clients de l'avionneur, comme les compagnies Southwest Airlines, American Airlines Group et Air Canada. Southwest et American Airlines ont indiqué dimanche soir qu'elles avaient toujours pleinement confiance dans le Boeing 737 MAX 8 et qu'elles suivaient avec attention l'enquête en cours sur l'accident.

La nouvelle de l’écrasement pénalise également l'action de Safran (-1,92 %) à Paris, l'équipementier aéronautique étant le fournisseur, dans le cadre de sa coentreprise avec General Electric, du moteur LEAP-1B utilisé sur cet appareil.

Parallèlement, le concurrent de Boeing, Airbus, a gagné 0,75 %.

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