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Algérie : un millier de juges dénoncent la candidature de Bouteflika

Une affiche inspirée de la campagne de Barack Obama, Yes We Can, montre Bouteflika avec le slogan No You Can't.
Des manifestants dénoncent à Paris la candidature du président algérien sortant Abdelaziz Bouteflika. Photo: Associated Press / Francois Mori
Reuters

Un millier de magistrats algériens ont annoncé qu'ils refuseraient de superviser l'élection présidentielle du 18 avril si le chef de l'État sortant Abdelaziz Bouteflika était candidat à un cinquième mandat.

Dans un communiqué, les juges ajoutent qu'ils ont décidé de créer une nouvelle association.

Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, est rentré dimanche en Algérie après avoir passé deux semaines dans un hôpital de Genève.

Depuis deux semaines, les manifestations se succèdent en Algérie pour dénoncer sa nouvelle candidature.

Peu avant le retour du président en Algérie, sa formation, le Front de libération nationale (FLN), au pouvoir depuis l'indépendance, a exhorté toutes les parties à coopérer pour mettre fin à la crise et promouvoir la réconciliation nationale, a rapporté la chaîne de télévision Ennahar TV.

Le chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le général Ahmed Gaïd Salah, a affirmé dimanche que « le peuple et l'armée ont une vision commune de l'avenir ».

« Les liens entre l'armée et la population sont forts et spontanés », a-t-il ajouté lors d'une cérémonie, sans faire directement référence aux manifestations actuelles.

Le président Bouteflika, à la tête du pays depuis 1999, ne s'est pas exprimé en public depuis un accident vasculaire cérébral en 2013. Ses adversaires doutent qu'il soit capable d'assurer sa charge et s'inquiètent que l'Algérie soit gouvernée en son nom et dans l'ombre par ses conseillers.

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