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Goélette Grosse-Île : lueur d'espoir pour le navigateur québécois coincé à Cuba

La goélette Grosse-Île échouée à Maria la Gorda

La goélette Grosse-Île est dans cette fâcheuse position depuis le 27 janvier.

Photo : Courtoisie/Facebook / Frank Ehresmann

David Rémillard

Le sort de la goélette Grosse-Île, échouée à Cuba depuis le 27 janvier, devrait s'améliorer au cours des prochains jours. Une équipe de sauvetage s'est rendue à Maria la Gorda, dimanche, et doit mettre sur pied une stratégie pour sortir le capitaine Didier Épars et son navire de leur fâcheuse position.

Didier Épars, qui a passé plus de 25 ans de sa vie à restaurer la goélette Grosse-Île, a confirmé dimanche qu'une équipe avait évalué la situation du bateau.

Le bateau québécois est échoué sur un récif de Maria la Gorda, une station de plongée sous-marine reculée au nord-est de Cuba, en plein cœur du parc national de Guanahacabibes.

« Une nouvelle compagnie de sauvetage et venue aujourd'hui. Ils viennent de partir et ils vont discuter avec la compagnie cubaine demain matin », a-t-il dit en début de soirée dans un échange avec Radio-Canada sur les réseaux sociaux.

Cette « compagnie cubaine », également une compagnie de sauvetage, avait exigé 270 000 euros pour le remorquage du bateau, il y a un peu plus d'une semaine.

La firme de gestion britannique Concept Special Risk, qui représente l'assureur de Didier Épars, avait refusé de payer ce montant, jugé excessif. Une information confirmée cette semaine par le directeur des réclamations de Concept Special Risks, Mark Thomas, qui ne cache pas que négocier avec Cuba s'avère complexe.

Selon ce dernier, des discussions auront lieu dans les prochains jours pour mettre sur pied une stratégie finale.

« Je prévois que dans les prochains jours, nous aurons un plan de sauvetage complet avec des délais estimés. Cela dépendra de l'équipement et dépendra bien sûr d'une fenêtre météorologique appropriée », a-t-il fait savoir par courriel.

La goélette Grosse-île échouée à Cuba

Selon Didier Épars, la structure du navire est en bon état bien qu'il faille pomper l'eau à l'extérieur de la goélette.

Photo : Courtoisie/Facebook / Frank Ehresmann

Tout repose sur une éventuelle entente entre les compagnies de sauvetage et l'assureur. « Les opérations de remorquage du navire pourront s'amorcer rapidement, une fois qu'une entente sera conclue », avait mentionné Mark Thomas plus tôt cette semaine.

En attendant, Didier Épars, lui, est coincé depuis plus de 40 jours sur ce site de plongée sous-marine sous la responsabilité de l'armée cubaine.

Des représentants de l'armée ont déjà signifié leur intention de saisir le bateau s'il est abandonné par son propriétaire, ce qui le force à demeurer sur place.

M. Épars a fait état de nombreux pillages sur son bateau depuis l'échouement de janvier.

Campagne de sociofinancement

Pendant ce temps, au Québec, des adeptes de voile et des amis personnels de Didier Épars ont mis sur pied une campagne de sociofinancement (Nouvelle fenêtre) pour l'aider à payer les frais d'une telle opération de sauvetage.

Le groupe évoque le caractère patrimonial de la goélette pour accroître les dons.

« Cette goélette a été construite en 1951 au Chantier maritime de Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans, au Québec, avec un plan de forme d'une goélette à voile du début du 20e siècle », peut-on lire dans leur appel à la générosité. « C’est aujourd’hui la dernière goélette du Saint-Laurent en état de naviguer. Une fierté pour tout le Québec et le Canada. »

Devant l'incertitude du montant que M. Épars devra payer, la cible a été fixée à 30 000 $.

Le gestionnaire d'assurance a évoqué une franchise à payer de 140 000 $ US, ce qui laisse présager des coûts de sauvetage faramineux.

Affaires mondiales Canada et le ministère des Relations internationales du Québec disent suivre l'évolution du dossier.

Québec

Justice et faits divers