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Une mère et sa fillette parmi les 18 victimes canadiennes de l'écrasement

Pius Adesanmi est assis sur une chaise dans un corridor d'université.

Le professeur Pius Adesanmi, de l'Université Carleton, est mort dans l'écrasement du vol 302 d'Ethiopian Airlines.

Photo : Facebook/Pius Adesanmi

Radio-Canada

Dix-huit Canadiens figurent parmi les victimes de l'écrasement d'un Boeing 737 MAX 8, dimanche, en Éthiopie.

L'une des premières victimes confirmées a été annoncée par l'Université Carleton à Ottawa. Il s'agit du professeur Pius Adesanmi, qui possédait la double nationalité nigériane et canadienne.

Le président et vice-chancelier de l'Université, Benoit-Antoine Bacon, a parlé du professeur comme « une figure marquante de l'érudition africaine et postcoloniale; sa perte soudaine est une tragédie ».

M. Adesanmi était professeur au Département d'anglais, en plus d'être directeur de l'Institut des études africaines de l'Université Carleton.

Des centaines de personnes lui ont rendu hommage en laissant un commentaire sous sa dernière publication Facebook.

L'Université Carleton a indiqué qu'elle entendait rendre hommage au professeur Adesanmi à une date ultérieure. L'établissement d'enseignement fera connaître ses intentions dès que possible.

Montage photo de la femme et de sa fillette.

Amina Ibrahim Odowaa, 33 ans, et sa fille Sofiya Abdulkadir, 5 ans, font partie des victimes.

Photo : Courtoisie de Mohamed Ali

Une femme d'Edmonton et sa fille âgée de 5 ans sont aussi mortes dans l’écrasement.

Il s’agit d’Amina Ibrahim Odowa, 33 ans, et de la petite Sofia Faisal Egal Abdulkadir.

Elles avaient quitté Toronto la veille. Citoyennes canadiennes, elles étaient d'origine somalienne.

« C'était une personne très gentille, très sociale, très amicale. Elle avait beaucoup d'amis », a déclaré le frère d'Amina Ibrahim Odowa, Mohamed Ali.

« J'ai vu Amina et Sofia le jour de leur départ de Toronto. Rien ne peut nous préparer à voir des gens un jour, et d'apprendre qu'ils sont disparus le lendemain », a-t-il ajouté.

M. Ali décrit sa nièce comme une enfant fonceuse, adorée de tous les membres de sa famille.

C'était l'enfant préférée de tout le monde. Elle était drôle et avait une forte personnalité : elle voulait toujours que les choses soient faites à sa manière.

Mohamed Ali, au sujet de sa nièce Sofia

Quant à Amina, elle était la plus jeune fille de leur mère, a-t-il mentionné.

« Elle prenait soin de notre mère et elle habitait avec elle, se rappelle le frère de la victime. Elle était incroyable et avait énormément d'amies. »

La mort d'Amina Ibrahim Odowa laisse deux autres fillettes, âgées de 3 et de 7 ans, orphelines de mère. Celles-ci demeurent à Edmonton avec leur grand-mère.

Le comptable Derick Lwugi

Le comptable calgarien Derick Lwugi fait partie des victimes.

Photo :  Facebook

Décrit par ses proches comme un pilier de la communauté kenyane de Calgary, Derrick Lwugi fait aussi partie des victimes de l'écrasement. L'homme de 53 ans était comptable.

Fondateur du groupe Kenyan Community in Calgary, il a été pasteur adjoint bénévole et a siégé au conseil d'administration de l'Abeingo Association Canada, une association sans but lucratif.

M. Lwugi laisse derrière lui sa conjointe et trois enfants.

Photo de Danielle Moore, une des victimes canadiennes de l'écrasement d'avion en Éthiopie.

Photo de Danielle Moore, une des victimes canadiennes de l'écrasement d'avion en Éthiopie.

Photo :  Facebook / Danielle Moore

Les membres de la famille de la Torontoise Danielle Moore, 24 ans, ont annoncé qu'elle était également à bord de l'avion. Elle vivait et travaillait à Winnipeg.

Elle devait participer à une conférence de l'ONU sur l'environnement à Nairobi.

Une autre Ontarienne, Jessica Hyba, qui travaillait pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, a aussi perdu la vie lors de l'écrasement.

« Terribles nouvelles »

Le premier ministre Justin Trudeau a évoqué des « nouvelles terribles » en provenance d'Addis-Abeba. « Nos pensées vont aux victimes du vol ET302, y compris les Canadiens qui étaient à bord et ceux qui ont perdu un être cher », a-t-il écrit sur Twitter.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a également parlé d'une « terrible » nouvelle.

Mes sincères condoléances à tous ceux qui ont perdu des êtres chers. Le gouvernement canadien est en contact étroit avec les autorités éthiopiennes pour recueillir des informations supplémentaires le plus vite possible.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères

La ministre a par ailleurs annoncé que des agents consulaires avaient été envoyés « immédiatement » à l’aéroport d’Addis-Abeba afin de « vérifier les faits » et de pouvoir soutenir les familles canadiennes le plus efficacement possible.

De son côté, le chef conservateur s'est dit « désolé » d'apprendre la nouvelle de cet écrasement. « Au nom des conservateurs du Canada et de ma famille, toutes mes condoléances aux proches des disparus, en particulier les familles des Canadiens tués. Que leur souvenir soit une bénédiction. »

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a aussi offert ses condoléances.

Une délégation forte de sept députés et sénateurs et de membres de la fonction publique fédérale a atterri dimanche matin à Addis-Abeba, dans le cadre d'une mission bilatérale de l'Association parlementaire Canada-Afrique. Tous sont sains et saufs, a fait savoir le coprésident du groupe, le député Robert Oliphant.

Écrasement d'avion

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