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Les stocks de homard se portent bien dans le sud du golfe du Saint-Laurent

Un vendeur saisit un homard vivant dans un marché public de poissons et fruits de mer.
La hausse de la taille minimale des captures a été bénéfique pour les pêcheurs de homard. Photo: Reuters / Thomas Peter
Radio-Canada

À moins de deux mois de l'ouverture de la saison de pêche au homard dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, les casiers de Réjean Comeau sont prêts à accueillir ses captures. Le pêcheur ne semble pas inquiet : « Oui, la ressource est là, on le voit », assure-t-il.

Si le homard est abondant dans les fonds marins, c'est principalement en raison des mesures de conservation mises en place par les scientifiques et les pêcheurs ces dernières années.

Des mesures comme l'installation de récifs artificiels et l'augmentation de la taille minimale des captures, qui est passée à 77 millimètres l'an dernier.

Réjean Comeau devant des casiers à homard.Agrandir l’imageRéjean Comeau, pêcheur de homard. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Qu'est-ce qu'on voit, qu'on ne voyait pas avant, c'est des petits homards qui ont à peine trois, quatre pouces, dans nos trappes, explique Réjean Comeau en pointant l’un de ses casiers. Il peut y en avoir deux, trois. Puis ils sortent par juste les petits carreaux, ici.

À l’époque, certains pêcheurs s’étaient montrés réticents à accepter une hausse de la taille minimale du homard, craignant de laisser dans l'eau des revenus importants.

Ç’a été une bataille. Ç’a même divisé les familles, ç’a divisé des quais, se remémore Réjean Comeau. Il y a des gens qui disaient qu’ils allaient perdre, qu’ils allaient faire faillite, toute le kit

De toute évidence, les résultats sont tout autres.

Une quinzaine d'années passées, un pêcheur comme moi aurait à peine 10 000 livres, dit M. Comeau. Là, tu parles de 30 000, 40 000 livres. Tu sais, là, c'est triplé comme il faut.

La plus récente mise à jour de Pêches et Océans Canada confirme les observations des pêcheurs. Les stocks de homards se portent bien dans le sud du golfe du Saint-Laurent.

Louis Ferguson devant un ordinateur.Louis Ferguson, biologiste à l'Union des pêcheurs des Maritimes. Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Louis Ferguson, biologiste à l’Union des pêcheurs des Maritimes (UMP), parle d'une grosse amélioration, comparativement à il y a 15 ans.

L'ensemencement de petits homards est une autre des raisons qui explique l'augmentation de la ressource dans tout le sud du golfe du Saint-Laurent.

Trois larves de homard dans une main.Des larves de homard. Photo : Radio-Canada

Nos techniques sont vraiment améliorées, puis on peut créer facilement 800 000 larves par année. C'est ça qu'on a mis dans l'eau pour les deux dernières années, 800 000 à chaque année. Donc, au-dessus de cinq millions dans le sud du golfe du Saint-Laurent depuis le début, relate M. Ferguson.

Si les plus récentes données au sujet des stocks de homard continuent d’être encourageantes, les pêcheurs ont à l’oeil ce qui pourrait être l’un de leurs défis futurs.

Qu'est-ce qui nous préoccupe le plus, c'est la température de l'eau, dit Réjean Comeau.

Plusieurs se demandent en effet quels impacts auront les changements climatiques sur l'industrie de la pêche au homard au cours des prochaines années.

D’après un reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches