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Foyers de soins au Nouveau-Brunswick : les négociations vont reprendre lundi

Les représentants syndicaux réunis en conférence de presse dimanche avant-midi.

Les représentants syndicaux réunis en conférence de presse dimanche avant-midi.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Garon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick (AFSNB) et le syndicat des employés retourneront à la table des négociations lundi.

Simon Ouellette, porte-parole pour le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) dans les Maritimes, a confirmé la reprise des négociations, mais n’est pas confiant de voir une offre adéquate sur la table lundi. Il dit espérer que la démarche soit davantage qu’un exercice de relations publiques.

Nous sommes un peu cyniques parce que [la ministre du Développement social] Dorothy Shephard n’a toujours pas communiqué avec nous, affirme M. Ouellette.

Nous avons invité le SCFP à revenir à la table de négociation dans l’espoir de parvenir à un accord final et nous sommes heureux d’annoncer que nous retournerons à la table des négociations demain matin, fait savoir l’AFSNB dans un communiqué publié dimanche après-midi.

L’AFSNB répète qu’elle accueille favorablement la mesure interlocutoire accordée samedi par la cour, qui rend illégal pour au moins 10 jours le déclenchement d’une grève.

Quand le syndicat a remis à l’employeur un avis de grève de 24 heures, nous devions réagir, a de son côté fait savoir la ministre Dorothy Shephard, dans un courriel envoyé par son porte-parole, dimanche.

Les travailleurs des foyers de soins indignés

Plus tôt dimanche, le syndicat qui représente les travailleurs des foyers de soins du Nouveau-Brunswick a réagi avec véhémence à l'action juridique entreprise par le gouvernement pour contrer la grève. Des représentants syndicaux se disaient peu optimistes de voir leur situation s'améliorer.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) déplore l’action unilatérale de la ministre du Développement social, Dorothy Shephard.

Les travailleurs des foyers de soins du Nouveau-Brunswick sont indignés, indique le syndicat par voie de communiqué.

Le syndicat a déposé l’avis de grève samedi à 3 h. Le débrayage aurait pu s'amorcer aussi tôt que dimanche matin, mais le gouvernement a obtenu un sursis de 10 jours de la Cour du Banc de la Reine.

Pendant que nos négociateurs attendaient le retour de l'employeur à la table de négociation, comme l'avait exigé la ministre Shephard, le gouvernement provincial travaillait dans leur dos pour obtenir un sursis de 10 jours du juge en chef du Nouveau-Brunswick, s’insurge le syndicat.

Le syndicat craint que l’action en cour n'envenime la situation. Cela ne résoudra en rien la crise du recrutement et du maintien en poste dans les foyers de soins, a déclaré le représentant des services auSCFP, Patrick Roy.

Le représentant syndical national du SCFP, Patrick Roy.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le représentant syndical national du SCFP, Patrick Roy.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Ce n’est pas nous qui prolongeons le processus de négociation, c’est l’employeur qui le fait traîner, estime M. Roy. Le problème, c’est qu’on ne peut rien faire, la loi est contre nous autres.

C'est insultant, nous autres on a fait nos démarches.

Une citation de : Patrick Roy

Les 46 unités locales du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick se réunissent dimanche en urgence pour informer les membres et évaluer la suite des événements.

Des centaines de travailleurs avec le poing en l'air.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les membres du SCFP sont « indignés » du sursis de 10 jours obtenu par le gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Le syndicat affirme ne pas avoir été averti des intentions de la ministre. Les membres ont appris l’action en cour par voie de communiqué, en même temps que les médias d’information.

Nos négociateurs ont répété à maintes reprises que nous étions disponibles pour nous réunir 24 heures sur 24, mais Mme Shephard ne nous a jamais même appelés depuis son arrivée au pouvoir, a déclaré la présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Sharon Teare.

Dorothy Shephard, si vous écoutez ce message, faites ce que vous devez faire et assoyez-vous à la table.

Une citation de : Sharon Teare

Une directrice syndicale régionale, Sandy Harding, se dit vexée de voir le droit à la grève retiré aux travailleurs. Lors de telles situations, juge-t-elle, un processus d’arbitrage devrait être enclenché pour offrir de nouveaux leviers au syndicat.

Le gouvernement Higgs-Austin a mis ses gros sabots et agit de façon sournoise.

Une citation de : Sandy Harding

Le président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) au Nouveau-Brunswick, Daniel Légère, considère l’action du gouvernement comme une attaque au droit à la libre négociation. Ils n’ont plus le droit de négociation libre, et ils sont rendus à demander à genoux devant l’employeur.

Daniel Légère, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) au Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Légère, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Le sursis de 10 jours obtenu par le gouvernement provincial pourrait être renouvelé une fois arrivé à son échéance. Le bras de fer en cours n’a rien pour rassurer les travailleurs.

Je ne suis pas optimiste, je pense qu’on va recevoir la même offre qu’on a déjà refusée, s’inquiète Patrick Roy.

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