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Un projet de sablière fait face à de l'opposition à Ripon

Alain Bouffard est assis à la table de sa cuisine et a un document entre les mains.

Alain Bouffard soutient que seulement une partie du terrain sera converti en sablière.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le projet de sablière de l'entreprise Les fruits de la terre suscite colère et frustration chez des résidents de Ripon, qui craignent une perte de tranquillité.

Alain Bouffard est copropriétaire d'une petite entreprise familiale qui produit des fraises, des framboises, des bleuets et de l'ail. La nature des sols de son terrain rend plus difficiles ces cultures.

Dans une version précédente du texte, nous avions indiqué que le projet avait obtenu toutes les autorisations pour aller de l’avant, selon les informations fournies par le maire de Ripon, Luc Desjardins. Or, en date du 21 mars, le promoteur doit encore produire certains documents, notamment pour le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Pour cette raison, ils doivent cultiver certains de leurs produits en pots. Tout ce qui est légumes et ail, ça ne pousse pas en pot. Il faut que j'aille chercher de l'humidité, explique-t-il en entrevue.

C'est une culture non traditionnelle qu'on exerce, parce que les sols sont très drainés, ça sèche vite. On fait de la culture hors-sol, les fraises sont en pots, les bleuets en bacs.C'est le choix qu'on a fait pour s'adapter au type de terrain.

Une citation de : Alain Bouffard, copropriétaire d'une petite entreprise familiale

Selon ses propriétaires, Les fruits de la terre doit croître, sinon ils devront mettre la clé sous la porte. Si on n'est pas capable de grossir, on va arrêter, indique le copropriétaire.

La famille Bouffard a donc fait une demande de permis d'exploitation d'une sablière. Ils veulent extraire de 10 à 15 mètres de sable sur une parcelle de sept hectares de leur terrain afin d'y permettre la culture de légumes en terre.

Après quatre ans de démarches, le projet de sablière doit voir le jour cet été.

Des voisins mécontents

Louise Plouffe considère que la sablière n'a pas sa place dans un espace de villégiature. Elle va jusqu'à dire qu'il s'agit d'un projet aberrant et fou.

Il y a l'aspect environnement, il y a l'aspect nuisance, bien sûr. C'est un ensemble. Il faut veiller à ce que ces projets ne poussent pas spontanément, indique de son côté Chantal Mérineau, une autre résidente. Cette dernière déplore également que la Municipalité  [n'a] pas consulté ses citoyens.

Chantale Mérineau en entrevue à l’extérieur. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Chantal Mérineau fait parti des résidents qui s'opposent au projet de sablière.

Photo : Radio-Canada

Pour Benoit Nantel, il y a l'aspect de la sécurité routière qui ne doit pas être négligé.

Rencontrer un 18 roues en même temps que des voitures puis des gens qui marchent, c'est dangereux.

Une citation de : Benoit Nantel, résident de Ripon

D'autres résidents, comme Francine Soumah, n'y voient pas de problème, puisque le projet ne s'échelonne que sur cinq ans. Ça va durer un certain temps puis c'est tout, laissez les gens vivre. Ça ne me dérange pas, fait-elle valoir.

Alain Bouffard assure, par ailleurs, que le nombre de camions en circulation sera limité par le ministère de l'Environnement.

Il se dit prêt à faire des ajustements. Il y a des normes sur le bruit, il y a des normes sur le transport, on ne peut pas faire ça 24 heures par jour, souligne-t-il.

La municipalité de Ripon propose une série de rencontres pour établir un meilleur voisinage. Elle envisage aussi de travailler avec la Sûreté du Québec, la Société de l'assurance automobile du Québec et le ministère de l'Environnement pour limiter les risques de nuisances liés au projet de sablière.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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