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Projet Authier : la mobilisation citoyenne se poursuit

Des manifestants dans les rues d'Amos.

Plus de 200 personnes ont manifesté à Amos pour que le projet Authier de Sayona Québec soit analysé par le BAPE.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Thomas Deshaies

Plus de 200 personnes ont manifesté samedi à Amos pour réitérer leur appui à une analyse du projet Authier de Sayona Québec par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Même si le ministre de l’Environnement avait annoncé le 5 mars que le projet passerait par le BAPE, les trois comités citoyens qui ont organisé le rassemblement restent sur leurs gardes.

Ils craignent de voir la minière se soustraire à ce processus, d’autant plus que le ministre n’a pas basé sa décision sur des motifs liés à l’acceptabilité sociale.

Le souci, c’est que si ça devient un projet plus petit, ce sera quoi? Nous, on tient à voir une mine, un BAPE, a souligné le porte-parole du comité citoyen de Saint-Mathieu-d’Harricana, Gilles Gagnon.

Des manifestants dans les rues d'Amos. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pour les manifestants, même si Sayona modifiait son projet pour extraire moins de 2000 tonnes, le BAPE s'imposerait.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Même son de cloche du côté de la citoyenne d’Amos Stéphanie Pépin, qui participait à la marche. C’est encore important de se mobiliser, pour être sûr qu’on se fasse entendre, parce qu’il n'y a pas d’acceptabilité sociale, a-t-elle mentionné.

Une vague de mobilisation en Abitibi?

La membre du comité citoyen de La Motte Marie-Hélène Massy Émond estime que les entreprises minières ne peuvent dorénavant plus compter sur la docilité des citoyens de la région.

Faut pas oublier qu’on est en 2019 et que des citoyens partout sur la planète sont inquiets et souhaitent préserver leur lieu de vie, cette terre qui nous porte, s’est-elle exclamée. Les gens en Abitibi ne sont pas étrangers à cela.

En Abitibi, les Blancs, on est historiquement des colons, on est venus ici à cause de l’industrie. Ça fait plusieurs générations maintenant puis comment on peut devenir des citoyens avec des droits et des responsabilités et non pas, comme le dit Alain Deneault, les petites mains de l’industrie?

Marie-Hélène Massy Émond, membre du comité citoyen de La Motte

Le porte-parole du Regroupement vigilance mine de l’Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT) Marc Nantel, qui milite depuis plusieurs années, affirme qu’il s’agit d’un soulèvement populaire inédit en région.

C’est une première pour nous de voir tant de gens mobilisés pour la cause, la cause qui est la protection de l’eau puis d’être aussi entendus lors d’un développement d’un projet minier, souligne-t-il.

C’est vraiment un message d’espoir qui est envoyé actuellement.

Marc Nantel, porte-parole du REVIMAT

Mme Émond estime que la mobilisation des derniers mois a permis aux citoyens d’apprendre à vivre véritablement en collectivité. Vivre ensemble, ça veut dire de ne pas être d’accord, discourir, débattre et c’est tous ces exercices que nous avons faits dans nos comités de village, a-t-elle souligné. On apprend à être ensemble en société de cette façon et c’est magnifique.

Une mascotte en forme de goutte d'eau qui a le poing levé devant les manifestants. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mascotte Bappour participait à la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

La députée d’Abitibi-Ouest invite les citoyens à rester vigilants

Les manifestations ont reçu de nouveau l’appui de la députée caquiste d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, par l’intermédiaire de son attachée politique, Hélène Desjardins, qui a livré un discours à la foule. Tout comme elle entend le faire, elle vous invite à maintenir votre vigilance et de participer activement et positivement aux prochains travaux et audiences du BAPE, a-t-elle notamment déclaré.

Sayona Québec n’a toujours pas annoncé ses intentions pour la suite des choses.

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