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Trudeau nie avoir été « hostile » envers la députée libérale Celina Caesar-Chavannes

Justin Trudeau et la députée Celina Caesar-Chavannes

L'heure ne semble plus à la bonne entente entre le premier ministre et sa députée.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Justin Trudeau a eu des conversations « émotives » avec la députée libérale Celina Caesar-Chavannes, a reconnu un porte-parole du cabinet du premier ministre. Matt Pascuzzo a toutefois nié que ces rencontres aient été « hostiles » et que M. Trudeau ait crié après elle.

Mme Caesar-Chavannes a déclaré que M. Trudeau s'était fâché lorsqu'elle lui a annoncé, le 12 février, qu'elle ne sera pas candidate aux élections fédérales d'octobre dans la circonscription de Whitby, en Ontario.

Elle a raconté que M. Trudeau avait haussé le ton pendant la conversation et qu'elle avait répondu sur le même ton. La députée a ajouté que le premier ministre avait plus tard présenté des excuses.

Selon elle, M. Trudeau aurait fait preuve d'hostilité à son endroit lors d'une autre rencontre qui s'est déroulée une semaine plus tard à la Chambre des Communes.

Dans une déclaration remise à divers médias, M. Pascuzzo a réfuté la version de la députée ontarienne. Si les conversations ont été émotives, il n'y a eu aucune hostilité contre elle. M. Trudeau a un profond respect pour Mme Caesar-Chavannes, a-t-il affirmé.

« Comme le premier ministre l'a déjà déclaré [jeudi], il s'efforce d'établir un environnement dans lequel les ministres, les députés et les membres du personnel peuvent l'approcher pour lui faire part de leur inquiétude ou de leur désaccord. C'est ce qui s'est produit dans ce cas-ci », a-t-il soutenu.

Semaines difficiles

Invité à un colloque d'enseignants à Ottawa, M. Trudeau a dû répondre à des questions au sujet de ses relations avec les députées de son caucus à la lumière des récents événements, notamment le départ de Jody Wilson-Raybould.

Le premier ministre a reconnu avoir vécu des semaines difficiles au cours desquelles des membres de son équipe ont pu « avoir des perceptions ou des opinions différentes des siennes ».

« Je regrette que cela se soit déroulé de cette façon. Nous en tirons plusieurs leçons, a-t-il déclaré. Je réfléchis à comment nous pouvons apporter un meilleur soutien aux ministres et aux députés, comment mon cabinet peut mieux fonctionner. Je consulte à l'extérieur, car les mésententes internes doivent être réglées d'une meilleure façon. »

Il espère que ces événements ne détourneront pas le gouvernement de ses activités.

À la question de savoir si l'affaire SNC-Lavalin nuira à ses chances de réélection, M. Trudeau a répondu en parlant de ses inquiétudes devant la montée des politiques semant la discorde comme « le populisme toxique » aux États-Unis, le mouvement des gilets jaunes en France ou « le gâchis complet » que représente le Brexit.

Après avoir mis en garde les Canadiens contre les politiques sectaires, il s'est félicité que son gouvernement soit « un gouvernement attentionné, progressiste et positif qui croit à l'État de droit ».

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