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Dépister le cancer du côlon chez soi : une pratique qui devrait devenir la norme

S'il est détecté assez rapidement, le cancer du côlon peut être traité facilement.

Photo : iStock / Mohammed Haneefa Nizamudeen

La Presse canadienne

Même si on peut le faire dans le confort de son chez-soi, le test de dépistage du cancer du côlon peine toujours à se faire connaître. La Société canadienne du cancer (SCC) lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour encourager les Québécois de 50 à 74 ans à se procurer cette trousse de dépistage gratuite.

« Je pense que les gens n'aiment pas tellement parler de cette partie de leur corps », relève la présidente de l'Association des gastro-entérologues du Québec.

La docteure Josée Parent souligne que le cancer du côlon – plus meurtrier que ceux du sein et de la prostate réunis – constitue pourtant l'un des rares cancers que les professionnels de la santé peuvent prévenir.

Sa détection précoce fait toute la différence.

Yves Dubé affirme que la réalisation du test de dépistage, il y a maintenant cinq ans, a été « la meilleure décision » de sa vie.

« Selon les médecins, si je n'avais pas fait ce test-là, j'aurais probablement découvert [la tumeur] un an ou deux plus tard et il aurait été trop tard », raconte l'administrateur chez Hydro-Québec.

Aujourd'hui âgé de 55 ans, M. Dubé entre en rémission et s'évertue à passer le mot sur le test à domicile, qui consiste à prélever un échantillon de selles afin qu'elles soient ensuite analysées en vue d'y déceler des traces de sang invisibles à l'œil nu.

« C'est vraiment tout simple, assure-t-il. C'est deux minutes à la maison, puis après ça, il faut aller le porter au laboratoire, dans un CLSC ou dans une clinique qui fait les analyses ».

Même s'il était dans son cas « minuit moins une », M. Dubé se croyait au sommet de sa forme avant de recevoir son diagnostic.

Le cancer colorectal ne s'accompagne habituellement d'aucun symptôme à ses débuts. Il se forme dans le gros intestin, plus souvent sur de petites masses de chair appelées polypes. À ce stade, une simple coloscopie au cours de laquelle on retire les polypes pourrait suffire à traiter la maladie, explique la docteure Parent.

Si le cancer s'est propagé à l'extérieur de l'intestin, les chances de survie après cinq ans s'élèvent toutefois à 13 %, selon la SCC. La moitié des cas de cancer colorectal seraient diagnostiqués à ce stade avancé, ce qui en fait la deuxième cause de décès par cancer au Québec.

Josée Parent recommande aux personnes âgées de 50 à 74 ans – tranche d'âge où ce cancer est le plus prévalent – de passer le test tous les deux ans. Pour ce faire, ces dernières devront toutefois obtenir l'ordonnance d'un médecin, en l'absence d'un programme québécois de dépistage à grande échelle, comme pour les mammographies.

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