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Le gouvernement suspend les travaux du Centre d’excellence pour jeunes de Campbellton

Le Centre d’excellence pour jeunes de Campbellton, en annexe du Centre hospitalier Restigouche.

Le Centre d’excellence pour jeunes de Campbellton, en annexe du Centre hospitalier Restigouche.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a demandé à la compagnie de construction de suspendre les travaux à l'intérieur du bâtiment, construit en annexe du Centre hospitalier Restigouche (CHR), à Campbellton. L'avenir du centre semble de plus en plus incertain.

Le Centre d’excellence pour jeunes de Campbellton est remis en question depuis le mois de février. Une nouvelle tuile s’abat sur l’institut.

Le gouvernement a mis en veilleuse les travaux à l’intérieur de l’annexe du CHR. Les travaux extérieurs pour finaliser la structure se poursuivent. Quelque 14 millions $ ont déjà été investis.

Affiche de l'entreprise FoulemAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entreprise Foulem a le contrat pour construire le Centre d’excellence pour jeunes de Campbellton.

Photo : Radio-Canada

L’ombudsman du Nouveau-Brunswick, Charles Murray, a remis en question l’ouverture du centre de soins en santé mentale dans un rapport publié au mois de février.

Le climat de travail et la qualité des soins au CHR de Campbellton ont fait les manchettes depuis le début du mois de février. La Régie de santé Vitalité s’est même excusée publiquement auprès de toutes les personnes touchées.

Le gouvernement libéral de Brian Gallant a décidé de construire l’annexe à Campbellton en 2015. Plusieurs voix ont depuis contesté le choix de la ville de Campbellton pour des soins spécialisés en santé mentale.

L’ancien ombudsman, Bernard Richard, recommande d’ouvrir une telle unité à proximité d’un centre de recherche universitaire, comme dans la région du Grand Moncton. L’enjeu du recrutement des spécialistes en santé mentale dans le nord de la province constitue un enjeu aux yeux de M. Richard.

Déception dans le Nord

Le maire de Dalhousie, Normand Pelletier, déplore ce changement de cap du gouvernement progressiste-conservateur.

Quand on parle de la pénurie de main-d’œuvre, ce n‘est pas unique à Campbellton et au Nouveau-Brunswick, c’est une crise partout dans le secteur de la santé, observe M. Pelletier. Il se désole de voir les services en santé concentrés dans les centres urbains du sud de la province.

Le maire de Dalhousie, Normand Pelletier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Dalhousie Normand Pelletier

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

On a de la misère dans le Nord à accepter ce genre de réactions envers notre région, signale le maire de Dalhousie. Il rejette les conclusions de l’ancien ombudsman, Bernard Richard.

Ils ont choisi Campbellton pour la synergie entre les deux centres, le centre pour adultes et le centre pour jeunes, soutient-il. Il souhaite que l’expertise développée au Centre hospitalier Restigouche soit prise en compte.

Avec les informations de Gabriel Garon

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