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« Personne ne perdra son emploi » : la promesse de Doug Ford plus incertaine que jamais

Photo de deux hommes en complet qui sont penchés l'un vers l'autre pour se parler dans l'oreille.

Doug Ford (à g.) et son ministre des Finances, Vic Fedeli, à l'Assemblée législative

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le premier ministre Doug Ford et son caucus font machine arrière après avoir promis pendant la campagne électorale qui les a conduits au pouvoir que « personne dans le secteur public ne perdrait son emploi » une fois les conservateurs élus.

Avec l'approche du dépôt de leur premier budget, le 11 avril, les conservateurs laissent maintenant croire dans leurs communications que la promesse maintes fois répétée ne concernait que les « travailleurs de première ligne », un terme qui tarde à être défini.

Sous le premier ministre Doug Ford et son gouvernement pour la population, pas un seul travailleur de première ligne ne perdra son emploi, a laissé savoir l'attaché de presse du premier ministre dans une déclaration envoyée vendredi à CBC.

Pourtant, Doug Ford avait indiqué à plusieurs reprises pendant la campagne électorale qu'aucun emploi dans le secteur public ne serait supprimé s'il était porté au pouvoir.

Déclarations de Doug Ford

  • Sous notre gouvernement, je le réitère, personne ne va perdre son emploi, déclarait-il lors d'un débat télévisé le 27 mai.
  • Je le dis tous les soirs et je vais le dire encore et encore. Personne, vraiment personne, ne perdra son emploi, lançait-il lors d'un rassemblement à Windsor le 31 mai.
  • N'écoutez pas les tactiques de peur, répétait-il lors d'un rassemblement partisan à Nepean le 2 juin. Personne ne perdra son emploi, absolument personne.
  • Je veux assurer à nos employés du secteur public, à nos infirmières, à nos enseignants et à nos médecins, que personne, et je le répète, personne ne perdra son emploi, rajoutait Doug Ford lors d'une conférence de presse le 6 juin, la veille du scrutin.

En dépit de toutes ces déclarations, nous avons depuis observé un changement de vocabulaire de la part du premier ministre et de son ministre des Finances.

Nous allons tenir promesse et l'une des promesses du premier ministre est qu'aucun travailleur de première ligne ne sera congédié, a déclaré le ministre des Finances, Vic Fedeli, lors d'une conférence de presse jeudi pour dévoiler la date du dépôt du budget.

Ni le ministre des Finances ni le premier ministre n'ont défini ce qu'ils entendent par travailleurs de première ligne.

L'opposition en furie

Andrea Horwath, chef du NPDAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Andrea Horwath, chef du NPD

Photo : Radio-Canada

Avec ce changement lexical, l'opposition à Queen's Park dénonce l'attitude mensongère du gouvernement Ford.

Ce sont des balivernes. Nous avons déjà vu des travailleurs de première ligne dans le secteur de la santé perdre leur emploi, a indiqué la chef néo-démocrate Andrea Horwath.

Ils [les conservateurs] peuvent changer de formulation comme bon leur semble... mais je ne crois pas la promesse du parti, faite pendant la campagne, de conserver tous les emplois, a déclaré Andrea Horwath cette semaine à Queen's Park.

Mission impossible, selon la SEFPO

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario, Warren Smokey Thomas porte des lunettes et une moustache grise, des cheveux gris, il est dehors devant une succursale LCBOAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario, Warren Smokey Thomas

Photo : Radio-Canada / (Jon Castell / CBC News)

À l'approche du dépôt du budget, la direction du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) retient son souffle. On envisage plus que jamais des pertes d'emplois dans différents secteurs.

Le gel des embauches imposé dans la fonction publique l'an dernier fait aussi en sorte que des centaines de postes sont actuellement vacants dans des ministères provinciaux.

Si vous ne pourvoyez pas les postes, cela constitue une perte pour les services de première ligne, explique le président du SEFPO, Warren “Smokey” Thomas.

Le gouvernement a aussi commencé à offrir des départs anticipés à la retraite pour certains employés et gestionnaires dans les ministères provinciaux.

C'est impossible de réduire les impôts comme l'a promis Doug Ford, d'équilibrer le budget et de ne pas procéder à des licenciements importants, indique pour sa part le président du Conseil des syndicats d'hôpitaux de l'Ontario, Michael Hurley.

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