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Le voyage en solo d’une Allemande à travers le Canada

Gros plan sur le visage souriant de Melanie Vogel, vêtue pour l'hiver avec ses lunettes de ski relevées sur son front.

Partie du cap d'Espoir (cap Spear) à Terre-Neuve il y a 21 mois, Melanie Vogel, qui traverse le Canada à pied, est en ce moment au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik/CBC

Radio-Canada

Partie d'Allemagne, Melanie Vogel voit le Canada de près, un pas à la fois.

Les camions et les voitures dépassent Melanie Vogel, qui marche seule le long d'une autoroute au Manitoba, vêtue chaudement pour l'hiver.

Ses possessions sont soigneusement empaquetées dans une luge qu’elle tire derrière elle : on y trouve des pâtes sèches, sa tente d’hiver, quelques vêtements.

« Je suis chanceuse, il y a des gens qui m’invitent à faire mon lavage chez eux », dit-elle en riant.

Melanie Vogel, qui est Allemande, traverse le pays en marchant d’est en ouest, et compte par la suite bifurquer vers le nord, jusqu’à l’Arctique.

Une aventure qu’elle n’entreprend pas pour promouvoir une cause, mais par amour de l’aventure. « Je le fais pour moi, je voulais simplement vivre cette aventure », dit-elle.

Partie du cap d'Espoir (cap Spear) à Terre-Neuve il y a 21 mois, elle est en ce moment au Manitoba où elle est arrivée à la mi-janvier.

Melanie Vogel, vue de dos, tire sa luge sur un chemin enneigé.

Melanie Vogel tire une luge dans laquelle toutes ses affaires sont empaquetées.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik / CBC

Au départ, elle s’était fixé un échéancier. Elle l’a rapidement mis de côté, pour prendre le temps de voir vraiment le pays, et le voir de plus près encore. « Ça prendra le temps que ça prendra », dit-elle.

« Je veux pousser plus loin mon amour de la route, dit-elle. Quand on va plus lentement, on a une vraiment la chance de se connecter à ces contrées d’une tout autre façon. »

Mes amis et ma famille me regardent comme si j’avais perdu la tête, en me demandant : te rends-tu compte à quel point le Canada est vaste?

Melanie Vogel, qui traverse le Canada d’est en ouest en marchant

Melanie Vogel est touchée par la gentillesse des gens rencontrés au long du chemin. « Je ne m’attendais pas à voir tant de personnes venir à ma rencontre, m’héberger et m’appuyer », dit-elle.

« On dit toujours de ne pas parler de politique ou de religion, mais ce sont des sujets intéressants. Je discute de toutes sortes de choses avec les gens, pour comprendre comment ils vivent dans leur province. » Ces conversations, dit-elle, lui permettent de comprendre les similitudes et les différences entre les Canadiens et les Allemands, mais surtout de vaincre les stéréotypes.

Elle vit simplement pour payer les frais de son aventure canadienne : « Ma priorité, c’est de voyager. Je vis une vie très simple. Je ne dépense pas beaucoup. Je n’ai pas de voiture, pas de maison à payer », explique-t-elle.

Et elle ne se sent pas seule dans ce voyage en solo, avec toutes les personnes qui la saluent le long du chemin. « C’est vraiment épatant. Je suis une étrangère pour tous ces gens qui viennent me rencontrer. Quand je voyage, j’ai toujours l’impression que ces gens qu’on rencontre en chemin sont des amis. »

Avec des informations de CBC

Manitoba

Voyage